Actualisé 12.10.2016 à 15:35

Genève

Nouveau traitement contre l'ostéoporose évalué

Une équipe internationale avec participation de chercheurs genevois a évalué un nouveau traitement contre l'ostéoporose des femmes ménopausées.

photo: Keystone/Archives/photo d'illustration

D'une part, il augmente la formation osseuse et de l«autre, il freine la résorption, selon ces résultats publiés dans le New England Journal of Medicine.

L'origine de ce traitement qualifié de «révolutionnaire» réside dans la constatation que des maladies génétiques rares, caractérisées par une masse osseuse élevée et une résistance accrue du squelette aux traumatismes, sont dues à la carence d'une protéine, la sclérostine. Normalement, celle-ci freine la formation osseuse, indiquent les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) dans un communiqué.

Comprendre comment certains traitements de l'ostéoporose influencent la sclérostine

L'équipe de Serge Ferrari, chef du service des maladies osseuses et professeur au Département de médecine interne des spécialités de l'Université de Genève (UNIGE), a notamment contribué à comprendre comment certains traitements de l'ostéoporose influencent la sclérostine.

Le nouveau traitement est constitué d'un anticorps ciblé contre celle-ci, le romosozumab, qui combine le frein de la perte osseuse et stimule la formation d'os. Ces deux processus faisaient jusqu'à aujourd'hui l'objet de traitements distincts.

Les bénéfices observés se sont poursuivis

L'étude clinique, sur 7200 femmes, dont certaines recrutées par le Service des maladies osseuses des HUG, démontre une réduction significative de 75% des fractures vertébrales et de 36% des fractures cliniques (non-vertébrales et vertébrales symptomatiques) lors de prise du romosozumab, après un an déjà. Soit une efficacité d'action très rapide.

L'étude a été poursuivie la deuxième année par l'administration d'un autre anticorps, le denosumab, déjà approuvé pour le traitement de l'ostéoporose. Les bénéfices observés durant la première année se sont poursuivis.

Fin 2017, voire 2018

Cela démontre, pour la première fois, qu'une stratégie thérapeutique de traitements rapidement consécutifs dans l'ostéoporose permet de maximiser les bénéfices de prévention des fractures, écrivent les HUG. Le romosozumab devrait être enregistré aux Etats-Unis à la fin de cette année. En Europe et en Suisse, il faudra toutefois attendre fin 2017, voire 2018. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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