Venezuela: Nouveaux heurts entre opposition et police

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VenezuelaNouveaux heurts entre opposition et police

Quelque 4'000 opposants au président Maduro ont été empêchés d'avancer par les forces de l'ordre.

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Des heurts avec la police vénézuélienne ont à nouveau éclaté samedi à Caracas lors d'une manifestation, qui a rassemblé des milliers d'opposants au président Nicolás Maduro. C'était le quatrième rassemblement en une semaine dans ce pays en pleine crise politique et économique.

Quelque 4'000 manifestants ont été empêchés d'avancer par les policiers et la garde nationale, qui ont utilisé des gaz lacrymogènes, des canons à eau et des balles en caoutchouc pour les contenir, selon les journalistes de l'AFP sur place.

Des heurts pendant plusieurs heures

Certains protestataires, visage couvert, ont répliqué en lançant des pierres. Aucun blessé n'a été recensé officiellement, mais des journalistes ont constaté que deux policiers avaient été atteints par des cocktails Molotov.

Les affrontements ont éclaté quand les manifestants ont tenté de se rendre dans le centre de la capitale, où se trouvent les institutions contrôlées par le chavisme (du nom de l'ancien président Hugo Chávez, 1999-2013), qui a la main mise sur l'ensemble des pouvoirs, hormis l'assemblée, où l'opposition est majoritaire.

Ils ont duré près de deux heures avant que les opposants ne se replient vers d'autres points de la ville, même si des heurts persistaient en milieu d'après-midi en certains endroits.

Une contre-manifestation des pro-Maduro

Dans le centre de la capitale, les partisans de Nicolás Maduro défilaient, eux aussi, dans le cadre d'un événement baptisé «grande fête culturelle, sportive et récréative».

Du côté de l'opposition, c'est la colère qui dominait, au lendemain de la sanction infligée à l'un de ses leaders, Henrique Capriles, principal rival de Nicolás Maduro qui l'avait battu de peu lors de la présidentielle de 2013.

L'organisme public chargé de contrôler l'action des fonctionnaires lui a imposé «une sanction d'inéligibilité pour des mandats publics pour une période de 15 ans», l'écartant de fait de l'élection de 2018, pour laquelle il était déjà candidat aux primaires de son parti. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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