France: Nouvelle enquête après deux messes sans gestes barrières
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FranceNouvelle enquête après deux messes sans gestes barrières

Après une messe sans masques à Paris samedi, la justice a dénoncé mercredi deux services religieux qui ont eu lieu à Reims sans restrictions sanitaires.

Une enquête a été ouverte mercredi après que deux messes traditionalistes se sont tenues les 3 et 4 avril à Reims (est de la France) sans respect des gestes barrières.

Une enquête a été ouverte mercredi après que deux messes traditionalistes se sont tenues les 3 et 4 avril à Reims (est de la France) sans respect des gestes barrières.

Photo d’illustration/Pixabay

Une enquête a été ouverte mercredi en France pour «non-respect des gestes barrières en période de pandémie» lors de deux messes traditionalistes de Pâques à Reims (est) regroupant près de 200 fidèles.

La veille, une enquête pour «mise en danger de la vie d’autrui» a déjà été ouverte après une messe également de rite traditionnel dans une église de Paris, pendant les célébrations pascales, où ni les prêtres ni les fidèles ne portaient de masque.

Les messes à Reims étaient organisées par l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre en l’église Sainte-Jeanne-d’Arc.

Maire en colère

Selon le procureur de Reims, Matthieu Bourrette, l’enquête de police a notamment été ouverte pour «non-respect du port du masque», après la publication d’un article dans la presse locale qui relayait la colère d’un maire de la région.

L’élu avait découvert sur Facebook les images de deux messes célébrées en latin les samedi 3 et dimanche 4 avril, sans masques, sans gestes barrières ni distanciation sociale.

«Ce n’est pas vrai», a contesté le chanoine rémois de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre (ICRSP). Si Jean Maïdanatz admet «enlever son masque lorsqu’il parle», il affirme cependant que «la majorité des fidèles, 90 le samedi et une centaine le dimanche, ont respecté les gestes barrières et les distances».

«Des masques et du gel hydroalcoolique sont diffusés. Mais je n’ai pas les moyens d’astreindre les fidèles aux masques», a-t-il souligné.

Masque obligatoire dès 11 ans

Début décembre, les lieux de culte ont été autorisés à rassembler plus de 30 personnes, à condition de laisser deux sièges libres entre chaque fidèle et de n’occuper qu’une seule rangée sur deux. Cette décision a provoqué la colère du monde de la culture qui dénonce deux poids deux mesures alors que les théâtres et les cinémas sont fermés depuis de longs mois.

Dans les lieux de culte, le masque de protection est obligatoire dès l’âge de 11 ans, mais «peut momentanément être retiré pour l’accomplissement des rites qui le nécessitent», selon le texte officiel.

De nouvelles mesures de restrictions nationales sont en place depuis quelques jours, pour tenter de maîtriser la troisième vague de la pandémie. Les Français ne peuvent plus se rassembler à plus de 6 personnes en extérieur, sont limités dans leurs déplacements dans un rayon de 10 km, et les écoles ont été fermées une semaine avant les vacances de Pâques.

(AFP)

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