Actualisé 06.05.2016 à 19:39

PéripleNouvelle expédition de pôle à pôle pour Mike Horn

L'aventurier de Château-d'Oex repart pour deux ans. Pour lui, avoir près 50 ans «ne veut pas dire que vous ne pouvez plus rien faire!»

«J'aime l'incertitude, la peur. Ce que je fais me donne l'impression d'être vivant», confie Mike Horn.

«J'aime l'incertitude, la peur. Ce que je fais me donne l'impression d'être vivant», confie Mike Horn.

photo: Keystone/AP

Mike Horn – bientôt 50 ans et 25 ans d'aventures extrêmes à son actif – entamera dimanche une expédition de deux ans, qui le mènera du pôle Sud au pôle Nord.

«Je prends des risques calculés. Je ne suis pas fou. En revanche je trouve que c'est fou de porter une cravate pour aller au travail!» a-t-il déclaré vendredi, près de son voilier en aluminium, le Pangea, amarré à Monaco.

L'aventurier helvético-sud-africain, installé depuis des années à Château-d'Oex (VD), se déplacera avec son bateau et en 4x4 jusqu'aux points de départ de ses multiples étapes. Mais il sera ensuite lâché en autonomie complète dans les régions les plus reculées du monde.

Plus de 15'000 km sur la glace

L'expédition de 27'000 km se composera notamment de 7000 km parcourus à skis, tiré par une voile. Cette étape sur le continent antarctique, pour rejoindre le pôle Sud, devrait durer quatre mois. Lors de précédentes aventures, Mike Horn avait réussi à parcourir jusqu'à 580 km par jour grâce à ce moyen de locomotion sur glace, aidé par le vent.

Il finira son expédition au Groenland avec une étape de 8500 km dans la région du pôle Nord, avant de rentrer à Monaco en 2018. Il tirera sur la glace un traîneau rempli de 220 kg de matériel mais il assure connaître suffisamment la nature pour se nourrir en chemin.

«J'ai près de 50 ans. Ça ne veut pas dire que vous ne pouvez plus rien faire! C'est une expédition qui est sans doute un peu ambitieuse mais j'ai souvent vécu en dehors de ma zone de confort», explique l'intarissable Mike Horn.

A 18 ans, il travaillait pour les forces spéciales sud-africaines, une école de «discipline» et de «liberté» qui lui ont donné le goût de l'aventure, explique-t-il. «J'aime l'incertitude, la peur. Ce que je fais me donne l'impression d'être vivant», confie-t-il.

Première étape: la Namibie

Le bateau de l'explorateur mettra tout d'abord le cap vers l'Afrique et la Namibie dimanche, où Mike Horn traversera à pied le désert «en suivant la trace des éléphants qui cherchent des points d'eau», le temps de croiser quelques lions.

Au Botswana, dans le delta de l'Okavango, une rivière qui s'évapore avant d'atteindre la mer, il suivra les antilopes et se déplacera, si besoin, à la nage et en canoë.

Mike Horn passera aussi par la Nouvelle-Zélande, les îles de Papouasie-Nouvelle-Guinée, l'Himalaya, le Japon et la Russie.

Des scientifiques et des personnes chargées de documenter l'expédition embarqueront avec lui sur son voilier. «Aujourd'hui, on peut partager grâce aux médias sociaux, les gens peuvent voyager avec moi», se réjouit-il. Une condition également exigée par ses sponsors. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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