Nouvelle loi sur l'Université: les genevois voteront
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Nouvelle loi sur l'Université: les genevois voteront

Un comité composé de syndicats et de partis d'extrême gauche, qui dénoncent une «privatisation» de l'institution, a déposé lundi un référendum muni d'un peu plus de 8700 paraphes.

En période estivale, la récolte n'a pas été facile, a relevé Jamal Al-Amin, permanent du syndicat estudiantin CUAE. Mais la marge de manoeuvre semble suffisante pour atteindre les 7000 signatures valables requises pour faire aboutir un référendum cantonal.

Outre la CUAE, les paraphes ont principalement été recueillis par le Syndicat des services publics (SSP), le parti SolidaritéS et le Collectif pour la démocratisation des études composé d'étudiants, d'assistants et de collégiens. Le Parti socialiste et les Verts en revanche ne soutiennent pas le référendum.

Rectorat omnipotent

Malgré l'absence de soutien de la part des grands partis de gauche, Margarita Castro, du SSP, se dit persuadée que la loi sera refusée par les Genevois. Son syndicat dénonce notamment un risque de précarisation des conditions de travail du personnel, qu'il s'agisse du corps enseignant ou du personnel administratif et technique.

Pour la CUAE, la nouvelle loi, destinée à rendre l'alma mater plus autonome et plus compétitive, masque «un transfert de dépendance de l'Etat vers l'économie marchande». L'Université sera dorénavant gérée comme une entreprise privée par un rectorat concentrant tous les pouvoirs, redoute le syndicat.

Les opposants fustigent une perte de contrôle populaire sur l'institution, qu'il s'agisse des étudiants ou du parlement. Ils déplorent aussi un «premier pas vers la fin de la gratuité des études» avec la suppression de la limite actuelle des taxes universitaires à 500 francs par semestre. (ats)

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