Syrie: Nouvelle vidéo des casques bleus philippins
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SyrieNouvelle vidéo des casques bleus philippins

Les rebelles ont réaffirmé que leur détention visait à les protéger des violences.

Des rebelles syriens ont mis en ligne une nouvelle vidéo montrant quatre Casques bleus philippins capturés mardi. «La direction de la Brigade des martyrs de Yarmouk revendique l'opération par laquelle elle a évacué quatre membres de l'ONU pour leur sauver la vie, d'une zone de combat entre (ses hommes) et les criminels des gangs de (Bachar) al-Assad», le président syrien, a indiqué un porte-parole des rebelles sur la vidéo.

Les quatre Philippins sont apparus assis sur des chaises en face d'un rebelle. Ils paraissaient en bonne santé. L'objectif était de «protéger (les soldats de l'ONU) des combats violents et des bombardements menés par les forces régulières», a ajouté le rebelle.

Déployés dans la zone tampon entre la Syrie et Israël pour surveiller le cessez-le-feu, les quatre Philippins font partie de la FNUOD (Force d'observation du désengagement sur le Golan). Ils ont été capturés près de la localité d'al-Jamlah, selon l'ONU. C'est la deuxième vidéo sur ces Casques Bleus mise en ligne par les rebelles depuis leur capture.

Les Philippines ont déclaré vendredi qu'elles souhaitaient le retrait aussitôt que possible de ses Casques bleus au sein de la FNUOD. Ce dernier enlèvement intervient seulement deux mois après que 21 autres soldats philippins avaient été faits prisonniers quatre jours durant dans la même zone.

L'armée syrienne demande aux civils de quitter Qousseir

«Des tracts ont été lancés par avion sur Qousseir, demandant aux civils de quitter la ville en indiquant une route sécurisée pour l'évacuation, car l'attaque contre la ville est proche si les rebelles ne se rendent pas», a affirmé à l'AFP cette source qui a requis l'anonymat.

Les troupes syriennes, appuyées par les combattants chiites libanais du Hezbollah ont avancé en direction de Qousseir, tenue par les rebelles depuis plus d'un an.

Selon des militants, la ville, à 35 km au sud de Homs, est encerclée de trois côtés par les forces gouvernementales et 25'000 habitants s'y trouveraient encore.

La ville et ses environs sont stratégiques pour les rebelles, en raison de la proximité avec le Liban et parce que les insurgés peuvent fermer la route reliant Damas à la côte depuis Qousseir, gênant ainsi les mouvements de troupes.

Le régime avait fait de la reprise de cette ville un objectif prioritaire. Le président Bachar al-Assad avait ainsi affirmé le mois dernier que les combats dans cette région étaient la «principale bataille» menée par ses troupes.

Le militants ont affirmé que les forces du régime y sont appuyées par des combattants du Hezbollah ainsi que par des miliciens pro-régime regroupés au sein des Forces de Défense nationale.

Par ailleurs, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), les violence ont causé jeudi la mort de 72 personnes à travers le pays, dont 33 rebelles, 21 civils et 18 soldats. (ats)

Le Premier ministre britannique Cameron arrivé en Russie

Le Premier ministre britannique David Cameron est arrivé vendredi à Sotchi, une station balnéaire russe sur la mer Noire, pour discuter avec le président russe Vladimir Poutine de la situation en Syrie, a indiqué un porte-parole du Kremlin.

M. Cameron «est arrivé», a déclaré Dmitri Peskov. «Les discussions porteront sur la situation en Syrie», a-t-il précisé.

La ligne rouge a été franchie

La Syrie a utilisé des armes chimiques et a «franchi depuis longtemps» la ligne rouge fixée par les Etats-Unis, a estimé le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan dans un entretien à la chaîne de télévision américaine NBC News, diffusé jeudi soir. «Il est clair que le régime (syrien) a utilisé des armes chimiques et des missiles», a déclaré M. Erdogan sans toutefois donner d'autres détails de lieu ou de date sur l'utilisation de ces armes. «Elle a été franchie depuis longtemps», a ajouté le Premier ministre turc en parlant de la «ligne rouge» fixée par le président américain Barack Obama.

M. Erdogan a appelé les Etats-Unis à renforcer leur action contre le président syrien Bachar al-Assad. «Nous voulons que les Etats-Unis assument plus de responsabilités et s'engagent davantage. Nous allons discuter ensemble très prochainement des mesures qu'ils pourraient prendre», a encore dit le dirigeant turc, qui doit rencontrer Barack Obama jeudi prochain.

Recep Tayyip Erdogan a rapporté que des patients syriens, avec des symptômes prouvant qu'ils avaient été exposés à des armes chimiques, avaient traversé la frontière pour être soignés dans des hôpitaux turcs. Des «restes de missiles» qui, selon le dirigeant turc, ont été utilisés lors de ce type d'attaque, ont également été retrouvés.

Dans le même temps le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a précisé à des journalistes que des examens sanguins avaient été effectués sur des réfugiés syriens pour voir si leurs blessures avaient pu être causées par des armes chimiques.

Il a précisé que des prélèvement effectués sur une douzaine de personnes requéraient «des examens approfondis» et que leur cas devait «être pris au sérieux». Les conclusions seront rendues publiques dès qu'elles auront été établies par les autorités sanitaires, a expliqué le ministre turc. En revanche les dirigeants turcs ont souligné qu'ils n'avaient aucune preuve de l'utilisation d'armes chimiques par les rebelles.

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