Etats-Unis - Penn State: Nouvelles accusations de pédophilie
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Etats-Unis - Penn StateNouvelles accusations de pédophilie

Le scandale de pédophilie à l'université américaine de Penn State a pris un nouveau tour mercredi avec le dépôt d'une première plainte contre Jerry Sandusky.

M. Sandusky, 66 ans, est déjà inculpé d'agression sexuelle sur huit mineurs entre 1994 et 2009. Son inculpation au début du mois a entraîné une série de démissions et d'évictions au plus haut sommet de l'université Penn State, en Pennsylvanie (Est des Etats-Unis) dont le limogeage du président, mais surtout le renvoi de Joe Paterno, 84 ans, une légende dans le monde du football universitaire.

L'homme de 29 ans qui a porté plainte contre M. Sandusky est la première victime présumée à le faire. Il ne fait pas partie des huit victimes présumées, selon son avocat Jeff Anderson.

Le plaignant, dont l'identité n'a pas été révélée, accuse Jerry Sandusky de l'avoir agressé sexuellement plus d'une centaine de fois entre 1992 et 1996, alors qu'il avait entre 10 et 14 ans, au domicile de M. Sandusky, dans des vestiaires et lors de déplacements à Philadelphie.

Menaces

Selon la plainte, M. Sandusky aurait proféré des menaces à l'encontre de la famille du jeune homme pour s'assurer de son silence.

A l'époque des faits présumés, le jeune garçon fréquentait l'ancien entraîneur dans le cadre de Second Mile, une organisation caritative pour enfants défavorisés qu'il entraînait au football américain.

«Ce qui s'est passé me fait souffrir depuis longtemps, mais ma douleur est encore plus forte depuis que j'ai appris que nombre d'autres enfants ont été agressés après moi», a indiqué le plaignant dans un communiqué publié par son avocat.

M. Sandusky est actuellement en liberté sous caution. Il y a deux semaines, lors d'un entretien accordé à la chaîne de télévision NBC, il avait assuré ne pas être pédophile. «Je pourrais dire que j'ai fait certaines choses. J'ai chahuté avec les enfants, j'ai pris des douches (avec eux) après les entraînements, je les ai serrés dans mes bras, j'ai touché leurs jambes sans intention sexuelle», avait-il affirmé. (afp)

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