Snowboard: Nouvelles figures et nouveau morceau au programme
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SnowboardNouvelles figures et nouveau morceau au programme

Bon 7e des qualifications pour l’épreuve de Coupe du monde de Laax (GR), Pat Burgener est heureux d’enfin avoir repris.

par
Robin Carrel
(Laax)
Le Valaisan a retrouvé le sourire.

Le Valaisan a retrouvé le sourire.

@Fabio Sturm, Swiss Snowboard

Après la neige et le vent des sommets grisons, un bain froid pour remettre les muscles d’aplomb, le Valaisan s’est réchauffé en répondant à nos questions, 340 jours après la dernière compétition de half-pipe.

Qu’est-ce que ça fait d’enfin reprendre?

Sérieusement, c’était incroyable. Un moment pas simple et plein d’émotions. Ça faisait presque une année qu’on n’avait plus eu de compétitions officielles. Je me suis bien entraîné, mais c’est très différent. On n’est pas allés se préparer en Nouvelle-Zélande comme d’habitude et ça a donc été une manière différente de penser ce retour aux affaires. Honnêtement, au sommet du pipe, j’étais stressé, parce que j’avais beaucoup travaillé sur de nouvelles figures et j’en ai passé une, la plus dure. Avec tout ce qui s’est passé, j’ai forcément dû mettre un peu la musique de côté et pu m’entraîner à fond, notamment sur trampoline.

Ça s’est senti sur ces qualifications?

Oui, on fait toujours une manche au maximum et une autre un peu plus assurée. J’aurais pu garder ma nouvelle figure pour la finale, mais ça m’a ainsi donné de la confiance. C’est celle sur laquelle j’étais tombé sur la tête l’année dernière… Là, je l’ai plaquée deux fois cette semaine. En tout, ça fait quatre sur quatre. C’est bon! Je peux désormais me concentrer sur deux autres figures qui peuvent potentiellement m’amener au top. Les qualifications, c’est un peu une construction et on ne regarde pas trop le résultat. Je suis passé, j’ai fait mon job. Je peux maintenant me concentrer sur la fin du week-end.

Comment c’était, cette longue pause?

Comme pour tout le monde à part l’industrie pharmaceutique, il n’y a pas eu grand-chose à propos desquelles se réjouir… Je peux vous le dire, mon père est pharmacien! (Rire) Mais même lui en a marre. Dans le monde du sport, ça va encore. Parce qu’on peut s’entraîner et se dire que ça va bien revenir un jour. Mais concernant la musique, c’est vachement déprimant, car ce qui te fait vivre, c’est le direct. C’est assez tragique ce qu’il se passe dans ce domaine… Le seul truc bien, c’est que ça a rapproché les artistes. Moi, j’ai pu faire des choses avec Marius Bear et passer pas mal de temps avec Bastian Baker. Plus rien ne se passe, le monde ne tourne plus, mais on se retrouve entre nous, avec nos passions. On va d’ailleurs sortir quelque chose bientôt avec Marius Bear, sur la situation actuelle. Comme quoi elle tue les rêves des gens. Cette période est dévastatrice, mais ça m’a fait tellement plaisir de refaire de la musique! Là, avant les qualifications, j’avais ce morceau dans les oreilles quand je me baladais pour me détendre et je chantais à tue-tête, avec les arbres comme public. Ça me manque tellement que j’avais presque les larmes aux yeux.

Le Valaisan (ici mardi) s’est qualifié pour la finale avec deux autres Suisses, David Hablützel et Jan Scherrer.

Le Valaisan (ici mardi) s’est qualifié pour la finale avec deux autres Suisses, David Hablützel et Jan Scherrer.

LAAX / Ruggli

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