Climat: Novartis plante trois millions d'arbres
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ClimatNovartis plante trois millions d'arbres

Novartis plante plus de trois millions d'arbres dans le nord de l'Argentine. Le géant pharmaceutique entend ainsi tirer parti d'un des mécanismes du protocole de Kyoto pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre.

Coût de l'opération: onze millions de francs. Le mécanisme de développement propre autorise une entreprise qui doit réduire ses émissions à investir dans un pays en voie de développement pour créer un outil capable de diminuer ses émissions.

En utilisant la capacité des arbres à absorber le carbone lors de leur croissance, Novartis a ainsi créé un endroit capable de piéger et stocker le carbone.

Ce «puits de carbone», comme le nomment les spécialistes, couvre 3400 hectares et se situe dans la province de Corrientes, à un millier de kilomètres au nord de la capitale Buenos Aires.

Baisser les émissions de 15%

«Nous avons choisi cet endroit pour des raisons climatologiques et géologiques. C'est une région privilégiée pour la sylviculture», a expliqué à l'ats Maria Laura de la Fuente, porte-parole de Novartis Argentine, en précisant qu'il s'agit d'arbres natifs de la région à 75%. Ce bois à haute valeur commerciale ne sera en aucun cas utilisé pour la combustion, assure Novartis.

Le projet argentin fait partie de l'objectif de réduction des émissions de l'entreprise, un objectif ambitieux puisque la firme bâloise veut diminuer ses émissions de 15% à l'horizon 2015 par rapport à celle de 2008.

Selon le protocole de Kyoto, la réduction des émissions doit toutefois être également accompagnée d'un développement social et écologique.

Projet soutenu par les ONG

«C'est la première application concrète du mécanisme de développement propre en Argentine. Nous suivons donc cette initiative avec beaucoup d'intérêt», se réjouit Maria Eugenia di Paula, directrice de la Fondation environnement et ressources naturelles, une ONG basée à Buenos Aires.

Selon elle, «planter des arbres dans une région ravagée par la déforestation et fortement touchée par le chômage ne peut être que positif».

Les auteurs du projet, entamé en 2007, estiment que dans une dizaine d'année la plantation atteindra une maturité suffisante pour commencer son exploitation commerciale et pour comptabiliser son absorption de carbone.

En attendant, les arbres de Corrientes auront absorbé en cinq ans quelques 100'000 tonnes de carbone, une quantité que Novartis n'aura pas à acheter sur le marché du carbone pour compenser ses surplus d'émissions de gaz à effet de serre.

(ats)

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