Nuage de fumée sur Buenos Aires: très légère amélioration
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Nuage de fumée sur Buenos Aires: très légère amélioration

Un épais nuage de fumée, due aux incendies de pâturages continuait samedi, pour la troisième journée consécutive, à recouvrir la région de Buenos Aires.

Mais les problèmes de transport routier et aérien ont connu une très légère amélioration.

Gendarmes et police de la route tentaient tant bien que mal de régler la circulation en fonction de la visibilité. La route 14 du Mercosur, qui relie l'Argentine au Brésil et au Paraguay, a été rouverte à la circulation même si les autorités n'excluent pas de la bloquer à nouveau en cas de nécessité.

L'aéroport de centre-ville a été rouvert pour les décollages des vols intérieurs, tandis que tous les atterrissages se font à l'aéroport international d'Ezeiza, à 30 km au sud de Buenos Aires qui enregistre cependant d'importants retards, indique-t-on de source aéroportuaire.

Le gouverneur de la province de Buenos Aires, Daniel Scioli, a indiqué que quelques foyers d'incendie avaient été circonscrits dans la région du delta du fleuve Parana où avaient commencé les brûlis de pâturages.

Fumée moins dense

«Les perspectives sont meilleures aujourd'hui, la fumée est moins dense dans certaines zones», a déclaré le gouverneur. Malgré les moyens mis en oeuvre, a-t-il expliqué, la situation ne pourra revenir à la normale qu'à l'arrivée des pluies qui ne sont pas prévues avant plusieurs jours.

Qulque 300 foyers d'incendie se sont déclarés dans la province de Buenos Aires affectant une zone de 70 000 hectares. Le vent a poussé la fumée vers Buenos Aires où l'air est difficilement respirable depuis jeudi.

Les autorités argentines, qui accusent les éleveurs d'avoir pratiqué des brûlis sans en mesurer les conséquences, ont fourni à la justice le nom des propriétaires ou des métayers des propriétés où se sont déclarés les incendies.

Les hôpitaux et les dispensaires traitent des centaines de patients souffrant d'irritations aux yeux et à la gorge, tandis qu'une forte odeur de brulé a envahi la capitale où vivent trois millions de personnes et où cinq autres millions viennent y travailler quotidiennement.

(ats)

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