Nucléaire iranien: Chirac minimise et se rétracte
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Nucléaire iranien: Chirac minimise et se rétracte

PARIS – Jacques Chirac crée une vive polémique en minimisant la menace d'une bombe nucléaire iranienne devant la pesse.

Le président français Jacques Chirac a provoqué une vive polémique hier en après avoir affirmé qu'un Iran possédant l'arme atomique ne serait pas «très dangereux», puis s'être rétracté le lendemain. «Avoir une, ou peut-être un peu plus tard une seconde bombe, eh bien, cela n'est pas très dangereux. Mais ce qui est très dangereux, c'est la prolifération», a déclaré Jacques Chirac lundi dans une interview accordée à des journalistes du Nouvel Observateur, du New York Times et de l'International Herald Tribune. «Où l'Iran enverrait-il cette bombe? Sur Israël? Elle n'aura pas fait 200 mètres dans l'atmosphère que Téhéran sera rasée», a-t-il ajouté. Le président de la République a fait revenir le lendemain les journalistes pour rectifier ses propos, expliquant qu'il avait fait «un raccourci schématique». L'Elysée a de son côté réaffirmé que «la position de la France n'a pas changé» sur l'Iran. «La France, avec la communauté internationale, ne peut accepter la perspective d'un Iran doté de l'arme nucléaire.» La présidence française s'en est ensuite prise à l'attitude de «certains médias américains qui n'hésitent pas à faire feu de tout bois contre la France». Il s'agit d'une «interprétation sollicitée de propos en vue de déclencher une polémique honteuse sur un sujet où l'engagement de la France et du président de la République a toujours été constant et déterminé», a-t-elle fait valoir. (ats)

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