Actualisé 07.12.2010 à 21:40

USAObama défend une baisse d'impôts

La Maison Blanche a exhorté mardi les démocrates au Congrès d'accepter l'accord qui prévoit la reconduction des baisses d'impôts instaurées sous George W.

Barack Obama teste sa capacité à travailler avec les républicains.

Barack Obama teste sa capacité à travailler avec les républicains.

Bush en échange d'une prolongation des allocations pour les chômeurs de longue durée.

Le compromis annoncé lundi soir constitue le premier grand test de la capacité de M. Obama à travailler avec les républicains, vainqueurs des élections de mi-mandat, qui prendront le contrôle de la Chambre des représentants en janvier. Le président américain devait tenir une conférence de presse mardi à la Maison Blanche au sujet de l'accord fiscal conclu avec les républicains.

M. Obama a accepté une prorogation de deux ans des baisses d'impôts temporaires mises en place sous George W. Bush, qui arrivent à échéance à la fin du mois. Cette reconduction concerne tous les contribuables, y compris les plus riches. Le compromis fait grincer des dents chez les démocrates, qui voulaient laisser expirer les baisses d'impôts pour les contribuables les plus fortunés.

En contrepartie, M. Obama a obtenu que les républicains acceptent une prolongation de 13 mois supplémentaires des allocations chômage versées aux chômeurs de longue durée. Déjà prolongées jusqu'à 99 semaines, ces allocations devaient s'arrêter en décembre.

Les démocrates du Congrès devaient débattre du compromis lors d'une réunion à huis clos mardi. Certains se montraient très critiques. «Les républicains du Sénat ont utilisé la sécurité économique fragile de nos classes moyennes et les difficultés de millions d'Américains sans emploi comme monnaie d'échange pour obtenir des baisses d'impôts pour les plus riches d'entre nous», a dénoncé le sénateur démocrate Tom Harkin.

De leur côté, les républicains ont salué l'accord. Le chef de la minorité républicaine Mitch McConnell a remercié le président d'avoir «travaillé avec les républicains sur un plan bipartite pour empêcher une hausse d'impôts pour les Américains et créer des incitations pour la croissance économique».

L'accord représente une concession majeure pour Barack Obama, qui durant sa campagne présidentielle avait plaidé pour l'annulation des baisses d'impôts pour les ménages gagnant plus de 250.000 dollars (187.000 euros) par an. Le président a expliqué qu'il n'avait pas vraiment le choix. Faute d'accord, les réductions expireraient provoquant de fortes hausses d'impôts pour l'ensemble des Américains.

«Laisser les impôts augmenter pour tous les Américains aurait accru les impôts de 3.000 dollars (2.250 euros, ndlr) pour une famille américaine moyenne, ce qui pourrait coûter à notre économie plus d'un million d'emplois», a expliqué M. Obama. Il a toutefois souligné que la prorogation des baisses d'impôts était temporaire et non permanente comme l'aurait voulu les républicains. (ap)

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