Ecosystème: Obama: escale à Midway, au milieu du Pacifique
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EcosystèmeObama: escale à Midway, au milieu du Pacifique

Le président s'est rendu au coeur de la plus grande réserve marine du monde, dont il a quadruplé la superficie protégée.

Obama s'est rendu à Midway, au coeur du Pacifique. (Vendredi 1er septembre 2016)

Obama s'est rendu à Midway, au coeur du Pacifique. (Vendredi 1er septembre 2016)

photo: Keystone

Barack Obama a effectué jeudi 1er septembre une escale peu commune au beau milieu de l'océan Pacifique, au coeur de la plus grande réserve marine du monde dont il a pu découvrir les richesses avec masque et tuba.

Le président américain a rejoint, à bord de l'avion présidentiel Air Force One, le minuscule atoll de Midway, à l'extrême nord-ouest de l'archipel de Hawaï, à trois heures de vol de Honolulu où il est né.

Ces îlots sont situés au coeur d'une immense réserve naturelle marine, connue sous le nom de Papahanaumokuakea.

Quadruplement de la superficie protégée

A quelques mois de son départ de la Maison Blanche, Barack Obama vient d'annoncer le quadruplement de la superficie de cette aire protégée, créée en 2006 par George W. Bush. «Cette zone sera une ressource précieuse pour les générations à venir», a-t-il déclaré devant la «Turtle Beach». La totalité de la quarantaine d'habitants de l'île étaient là pour l'accueillir.

Ces îlots perdus sont restés gravés dans l'histoire militaire américaine: durant la Seconde Guerre mondiale, la bataille de Midway fut un tournant majeur dans l'affrontement face au Japon.

Evoquant cet épisode, Barack Obama a salué «le courage et la persévérance» des jeunes soldats américains qui s'y sont battus, infligeant un cinglant revers aux forces nippones.

Mais le président américain a surtout insisté sur cet «écosytème spectaculaire», qui abrite quelque 7000 espèces marines, parmi lesquelles baleines bleues, albatros à queue courte, ou encore des phoques moines endémiques de Hawaï.

Symbole pour la protection de l'environnement

La protection de cet immense espace, devenu un symbole fort pour les défenseurs de l'environnement et de la biodiversité, doit permettre, a-t-il souligné, «de faire des recherches et de mieux comprendre les océans».

«Il est aussi crucial pour nous d'examiner les effets du changement climatique dans l'océan Pacifique», a-t-il ajouté. Loin du regard des journalistes, le président devait ensuite effectuer une plongée avec tuba «avec des amis», selon les termes de la Maison Blanche.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2009, ce dernier a davantage protégé d'espaces qu'aucun de ses prédécesseurs, en ayant recours à l'Antiquities Act, une loi signée en 1906 par Theodore Roosevelt, ardent défenseur de la protection des ressources naturelles.

Déplacement soigneusement chorégraphié

Barack Obama, qui a érigé le climat au rang de priorité de ses deux mandats, entend profiter de ce déplacement soigneusement chorégraphié pour réaffirmer l'urgence d'agir face au réchauffement de la planète.

«La hausse des températures et la montée du niveau des mers représentent une menace existentielle pour vos pays», a-t-il lancé mercredi à Honolulu devant les représentants des petites îles du Pacifique, ironisant sur le fait que «certains élus du Congrès américain ont toujours l'air de s'interroger sur la réalité du changement climatique».

Après son étape à Hawaï, le président américain doit rejoindre la Chine pour un sommet du G20 en marge duquel il pourrait annoncer, conjointement avec son homologue Xi Jinping, la ratification de l'accord de Paris sur le climat dont il fut l'un des principaux architectes.

Au moins 55 pays représentant 55% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), responsables du réchauffement planétaire, doivent ratifier cet accord pour qu'il entre en vigueur comme prévu à compter de 2020. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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