Actualisé 01.11.2013 à 21:51

Irak

Obama et Maliki parlent tactique contre Al-Qaïda

Barack Obama a indiqué avoir parlé de la manière de combattre Al-Qaïda en Irak avec le Premier ministre Nouri al-Maliki, lors d'un entretien vendredi à la Maison Blanche.

A l'issue de plus d'une heure et demie de discussions avec M. Maliki, le président des Etats-Unis a noté face aux journalistes que «malheureusement, Al-Qaïda est toujours actif (en Irak) et cette activité a augmenté récemment». Il a indiqué avoir parlé avec son hôte «de la façon dont nous pouvons oeuvrer de concert à lutter contre cette organisation terroriste».

«Nos positions et nos idées sont similaires. Nous avons discuté des détails de notre coopération» en la matière, a expliqué M. Maliki.

Dans un communiqué commun diffusé après la rencontre, les deux pays ont évoqué «le besoin urgent d'équipements supplémentaires pour les forces irakiennes afin de mener des opérations dans des zones isolées où des camps terroristes sont installés».

«La délégation irakienne a manifesté son souhait d'acheter des équipements des Etats-Unis pour renforcer les liens institutionnels avec les Etats-Unis, et a confirmé son engagement à respecter strictement les lois et règlements américains sur l'usage de tels équipements», selon la même source.

Le texte ne donne pas davantage de détails sur d'éventuelles ventes d'armements à l'Irak par les Etats-Unis. Le gouvernement de M. Maliki a pourtant dit souhaiter recevoir des avions de combat F-16 et des hélicoptères Apache pour contrer les groupes liés à Al-Qaïda, rendus responsables d'une recrudescence des attentats sanglants en Irak.

«Virus» Al-Qaïda

M. Obama a assuré que les Etats-Unis soutenaient l'idée d'un «Irak rassembleur, démocratique et prospère». M. Maliki a fait remarquer que la démocratie irakienne était «fragile» mais «très importante» et promis d'oeuvrer à la renforcer.

Cette réception dans le Bureau ovale de la Maison-Blanqhe marquait le point d'orgue de trois jours de visite de M. Maliki à Washington. Depuis son arrivée mercredi à Washington, le Premier ministre irakien a multiplié les rencontres avec des élus américains. Jeudi, il a plaidé pour que la communauté internationale mène une «troisième guerre mondiale» contre le «virus» Al-Qaïda.

Violences confessionnelles

Confronté depuis dix ans à des violences confessionnelles, l'Irak a connu en octobre son mois le plus meurtrier en cinq ans et demi. Pas moins de 964 morts ont été comptabilisés, selon des chiffres officiels publiés vendredi à Bagdad, soit 5400 depuis le début de l'année.

Vendredi, de nouvelles attaques ont coûté la vie à quatre personnes dans le nord de l'Irak. La veille, au moins 26 personnes sont mortes dans une série d'attentats, dont l'explosion de cinq voitures piégées au nord de Bagdad.

Une bonne partie des violences a été imputée à l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), un groupe affilié à Al-Qaïda (extrémistes sunnites), impliqué aussi dans la guerre civile en Syrie. (ats)

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