Relance de l'économie: Obama et Romney peinent à convaincre
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Relance de l'économieObama et Romney peinent à convaincre

Barack Obama et son probable adversaire républicain Mitt Romney ont tous deux du mal à convaincre les Américains de leur capacité à relancer l'économie.

Les intentions de vote sont légèrement favorables à Obama selon un sondage Wall Street Journal/NBC.

Les intentions de vote sont légèrement favorables à Obama selon un sondage Wall Street Journal/NBC.

Au moment où MM. Obama et Romney multiplient leurs attaques réciproques sur le thème de l'économie et de l'emploi, 58% des personnes interrogées pour cette enquête Wall Street Journal/NBC sont persuadées que leur pays «va dans la mauvaise direction», contre 33% qui estiment le contraire.

Trois ans et demi après le début de la pire crise économique depuis les années 1930, 63% des Américains interrogés estiment que la génération de leurs enfants vivra moins bien que la leur. En outre, 48% estiment que leur pays se trouve dans une phase de déclin à long terme, contre 45% qui pensent qu'il s'agit d'une mauvaise passe.

Chômage

Le taux de chômage officiel aux Etats-Unis est descendu à 8,1% en avril, en baisse d'un point depuis l'été 2011, mais encore trois de plus qu'avant le début de la crise en 2008.

Ce pessimisme des Américains sur l'économie se retrouve dans leur évaluation de la façon dont M. Obama gère ce dossier: 52% des Américains la désapprouvent tandis que 43% l'approuvent.

Mais M. Romney, qui depuis le début de la campagne vante son expérience en entreprise comme à même de le qualifier pour améliorer la situation de l'emploi, n'a jusqu'ici pas réussi à faire passer cette idée auprès des électeurs, selon ce même sondage.

Mitt Romney, s'est engagé, dans une interview publiée mercredi sur le site internet de Time Magazine, à faire baisser à 6% le taux de chômage s'il était élu.

Dans cette interview, M. Romney a fustigé la politique économique du président et son incapacité à faire baisser le pourcentage de demandeurs d'emplois qui reste de 8,1%. Et il a promis des «changements spectaculaires».

«Je ne peux pas dire précisément quel sera le taux de chômage à la fin de la première année», a-t-il indiqué. «Je peux vous dire que sur une période de quatre ans, grâce aux politiques que nous allons mettre en place, nous obtiendrons un taux de chômage de 6% ou peut-être un peu moins», a-t-il estimé.

«Cela dépend en partie du taux de croissance mondial, ainsi que de la situation ici aux Etats-Unis», a-t-il ajouté.

Avantage pour Obama

Seules 19% des personnes interrogées disent être «certaines» ou «assez certaines» que les politiques défendues par M. Romney seront bonnes pour l'économie, tandis que 76% disent être «un peu» ou «pas du tout» convaincues par les arguments du présidentiable républicain.

En ce qui concerne les intentions de vote, le sondage WSJ/NBC donne un léger avantage, à M. Obama, crédité de 47% contre 43% à M. Romney, mais cet écart est dans la marge d'erreur.

Obama contesté dans le Kentucky et l'Arkansas

Les électeurs ont manifesté mardi leur mécontentement envers le président Barack Obama lors des primaires démocrates dans deux Etats qui penchent plutôt du côté républicain, le Kentucky et l'Arkansas. Mitt Romney a remporté ces deux Etats chez les républicains.

Déjà, ce mois-ci, la fronde contre le président sortant s'était manifestée en Virginie occidentale, où un détenu originaire du Texas avait obtenu près de 43 % des suffrages à la primaire démocrate.

L'issue dans ces trois Etats, même si M. Obama l'a emporté, traduit le mécontentement d'une frange non négligeable de l'électorat envers le premier mandat du président démocrate. Mais ce mécontentement en reste à un niveau symbolique, dans la mesure où, au plan national, M. Obama n'a aucun rival face à lui dans la course à l'investiture démocrate.

Dans le Kentucky, 42 % des électeurs à la primaire démocrate ont voté blanc plutôt que pour M. Obama, et dans l'Arkansas, un avocat du Tennessee du nom de John Wolfe, inconnu du grand public, a rallié 41,6 % des suffrages démocrates.

Conservateurs évoqués

«De nombreux conservateurs continuent de participer aux primaires démocrates dans le Sud, et la majeure partie de ces électeurs n'ont pas voté pour le président, en 2008, et ne voteront pas non plus pour lui cet automne», a expliqué Jay Barth, professeur de sciences politiques à l'université Hendrix, à Conway dans l'Arkansas.

Le candidat à l'investiture républicaine pour la présidentielle, Mitt Romney, a lui facilement remporté les primaires de son parti dans le Kentucky et dans l'Arkansas.

Dans le Kentucky où 45 délégués étaient en jeu, l'ancien gouverneur du Massachusetts était crédité de 67 % des suffrages après décompte dans 119 des 120 comtés appelés à voter.

Rencontre attendue

Son rival libertarien Ron Paul obtenait 13 % et l'ultraconservateur Rick Santorum 9 %, selon les résultats donnés par la commission électorale de l'Etat.

Avant ces deux scrutins, M. Romney totalisait 989 délégués pour la convention républicaine prévue en août à Tampa en Floride et l'investiture semble ne plus pouvoir lui échapper.

Un candidat doit rassembler 1144 délégués pour obtenir l'investiture du Grand Old Party.

(ats/afp)

Les USA «plus forts, plus en sécurité et plus respectés» qu'il y a 4 ans

Le président Barack Obama a affirmé mercredi que les Etats-Unis étaient aujourd'hui «plus forts, plus en sécurité et plus respectés» qu'il y a quatre ans, défendant son bilan de politique étrangère moins de six mois avant de remettre son mandat en jeu.

S'adressant à un millier d'élèves de l'école de l'Air à Colorado Springs (Colorado, ouest), diplômés à l'issue de quatre années de formation, M. Obama leur a indiqué qu'à l'époque, ils étaient «arrivés ici à un moment de grandes difficultés pour (leur) pays».

«Nos forces étaient engagées dans deux guerres. Al-Qaïda, qui nous avait attaqué le 11-Septembre, était retranché dans ses repaires. Nombre de nos alliances étaient tiraillées, et notre place dans le monde avait souffert. Notre économie était dans la pire récession depuis la grande dépression» des années 1930, a rappelé M. Obama. «Nombreux étaient ceux qui se demandaient si les Etats-Unis étaient encore capables de diriger le monde».

«Aujourd'hui, vous entrez dans un monde différent. Vous êtes la première promotion en neuf ans à arriver dans un monde où aucun Américain ne combat en Irak. Pour la première fois de vos vies, et grâce aux personnels de l'armée de l'Air qui ont fait leur part, Oussama ben Laden n'est plus une menace pour notre pays. Nous avons mis Al-Qaïda sur le chemin de la défaite. Et vous êtes les premiers diplômés qui peuvent voir clairement comment nous allons mettre fin à la guerre en Afghanistan», a-t-il ajouté.

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