Etats-Unis: Obama exhorte le Congrès à voter la «règle Buffett»
Actualisé

Etats-UnisObama exhorte le Congrès à voter la «règle Buffett»

Le président américain Barack Obama a exhorté samedi le Congrès à voter la «règle Buffett», un rééquilibrage des barèmes fiscaux destiné à faire payer plus les Américains les plus riches.

Le président américain a demandé aux députés de voter sa réforme.

Le président américain a demandé aux députés de voter sa réforme.

«La plupart des Américains sont favorables à cette idée», a déclaré le président américain dans son discours hebdomadaire à la radio et sur internet. «Selon une étude, les deux tiers des millionnaires la soutiennent aussi, tout comme près de la moitié des Républicains», a-t-il poursuivi.

Le président défend depuis septembre 2011 la «règle Buffett», soit la taxation à au moins 30% des revenus annuels supérieurs à un million de dollars. Les barèmes fiscaux restent par contre inchangés pour les revenus inférieurs à 250'000 dollars.

Le multimilliardaire Warren Buffett, a donné son nom à cette mesure, qu'il défend, après s'être insurgé publiquement contre le fait d'être assujetti à un taux d'imposition inférieur à celui de sa secrétaire salariée, en raison d'un code des impôts taxant moins les revenus du capital que ceux du travail.

Le Sénat vote lundi

Le Sénat, dominé par les alliés de M. Obama, doit se prononcer lundi sur ce dispositif. Mais les adversaires républicains du président, majoritaires à la Chambre des Représentants, s'y sont déclarés hostiles et peuvent la bloquer, en arguant notamment qu'il s'agit d'un attaque contre son adversaire probable dans la course à la Maison Blanche, le multimillionnaire Mitt Romney.

Dans son discours de samedi, Barack Obama a affirmé qu'il ne s'agissait pas seulement d'une mesure de justice. «Il est aussi question de croissance», a-t-il déclaré. «Il s'agit d'être capable de réaliser les investissements dont nous avons besoin pour renforcer notre économie et créer des emplois. Et il s'agit de savoir si notre pays est prêt à payer pour ces investissements», a-t-il estimé. (afp)

Ton opinion