Actualisé 07.11.2008 à 14:05

Présidence américaine

Obama met en place l'équipe qui va diriger les Etats-Unis

Barack Obama a commencé jeudi à mettre en place l'équipe appelée à prendre les rênes d'un pays qui mène deux guerres et se débat dans une grave crise économique.

Le reste du monde s'apprêtait lui à placer ses pions vis-à-vis de la nouvelle administration.

Le 44e président des Etats-Unis prendra ses fonctions le 20 janvier, mais alors que le pays traverse la pire crise financière depuis 1929 et s'apprête à entrer en récession, M. Obama ne peut se contenter de prendre ses marques. Il tiendra sa première conférence de presse vendredi après avoir réuni ses conseillers économiques.

Le président élu a d'ores et déjà attribué le poste stratégique de chef de cabinet à son ami Rahm Emanuel, 48 ans, élu de l'Illinois à la Chambre des représentants et grand connaisseur des arcanes politiques de Washington pour y avoir été conseiller politique durant la présidence Clinton. M. Emanuel l'a accepté.

Secrétaire au Trésor

L'équipe de celui qui est encore sénateur de l'Illinois a par ailleurs indiqué que le nom très attendu du prochain secrétaire au Trésor pourrait être annoncé dans les jours qui viennent.

Quatre personnalités sont sur les rangs pour succéder à Henry Paulson dont deux anciens secrétaires au Trésor de Bill Cinton: Lawrence Summers qui enseigne aujourd'hui à l'université Harvard et Robert Rubin, aujourd'hui directeur de la banque Citigroup.

Les deux autres noms cités sont le président de la Réserve fédérale de New York Timothy Geithner et l'ancien président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Paul Volcker.

Réglementation du secteur financier

Selon les proches du nouveau président, M. Obama pourrait mettre en place une équipe, directement rattachée à la Maison Blanche, chargée de surveiller la mise en oeuvre des nouvelles structures de réglementation du système financier. M. Volcker pourrait prendre la tête de ce nouvel organisme.

Concernant le département d'Etat, le nom du rival malheureux de George W. Bush en 2004, John Kerry, revient avec insistance. Sont également cités les noms de Bill Richardson, gouverneur démocrate du Nouveau-Mexique, Richard Holbroooke, ex-ambassadeur américain à l'ONU ou encore celui du sénateur républicain de l'Indiana, Richard Lugar.

Autres papables

Un autre sénateur républicain, Chuck Hagel, ancien combattant au Vietnam, est cité pour le Pentagone, si ce n'est le département d'Etat. Le journal Politico a avancé de son côté pour le poste de secrétaire à la Défense le nom de l'ancien chef de la diplomatie de M. Bush, Colin Powell.

Principal conseiller de M. Obama pour les questions de défense durant la campagne, l'ancien secrétaire à la Marine de Bill Clinton, Richard Danzig est également sur les rangs pour le Pentagone.

Relations avec l'UE

Pendant ce temps, le reste du monde avance ses pions vis-à-vis de la future administration.

Le ministre français des Affaires étrangères français Bernard Kouchner doit ainsi présenter mardi à Washington un document de l'Union européenne (UE) visant à refonder le partenariat transatlantique et prévoyant notamment un renforcement du «multilatéralisme».

Iran: virements bloqués

Les adversaires des Etats-Unis espèrent également des changements. Félicitant jeudi le nouvel élu, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a ainsi requis une modifications radicale de la politique américaine à l'égard de son pays, rangé par George Bush dans un «axe du mal».

L'administration américaine sortante a semblé vouloir décourager toute velléité de changement en interdisant peu après aux banques US de servir d'intermédiaires pour les virements financiers à destination de l'Iran.

Barack Obama avait lui-même déclaré durant la campagne électorale qu'il durcirait les sanctions contre Téhéran mais n'a pas exclu l'idée de négociations directes irano-américaines pour résoudre les problèmes pesant sur les relations bilatérales, notamment les ambitions nucléaires iraniennes. (ats)

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