Climat: Obama optimiste sur les chances d'un accord
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ClimatObama optimiste sur les chances d'un accord

Actuellement au sommet de l'Asie-Pacifique, le président américain a déclaré qu'il était possible qu'un accord sur le climat soit trouvé en décembre à Paris.

Obama se dit confiant pour la conférence sur le climat, sous l'égide des Nations Unies, qui aura lieu près de Paris du 30 novembre au 11 décembre.

Obama se dit confiant pour la conférence sur le climat, sous l'égide des Nations Unies, qui aura lieu près de Paris du 30 novembre au 11 décembre.

Barack Obama a jugé possible d'aboutir «à un résultat dont nous serons tous fiers» pour le bien du climat. «Si nous pouvons parvenir à un accord, cela pourra créer de nouveaux emplois et de nouvelles opportunités. Nous devons abandonner l'idée selon laquelle faire quelque chose pour le climat, c'est ralentir la croissance», a-t-il dit.

La conférence sur le climat, sous l'égide des Nations Unies, qui aura lieu près de Paris du 30 novembre au 11 décembre a pour objectif de faire adopter à 195 pays un accord mondial visant à freiner le réchauffement climatique de la planète, dont les conséquences pourraient être désastreuses.

Résistance du Sénat

Le président américain doit toutefois faire face à de vives résistances chez lui. Le Sénat, à majorité républicaine, a adopté mardi deux résolutions annulant les réglementations phares de l'administration Obama pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des centrales électriques. Le locataire de la Maison-Blanche a annoncé qu'il y mettra son veto.

Barack Obama s'exprimait avant l'ouverture à Manille du Forum annuel de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (Apec), réunissant 21 pays qui pèsent ensemble 57% du commerce mondial et rassemblent 40% de la population du globe. Ce sommet, qui s'achève jeudi, est placé sous haute sécurité après les attentats de Paris vendredi, revendiqués par le groupe Etat islamique (EI) depuis la Syrie.

Efforts sur la Syrie

Dans ce contexte, Barack Obama a salué le rôle de la Russie dans les pourparlers visant à mettre fin à la crise en Syrie. «Mais il y a évidemment un piège, c'est que Moscou est toujours intéressé à ce que Bachar el-Assad reste au pouvoir», a-t-il ajouté.

Le président américain a émis l'espoir que la Russie concentre désormais ses frappes militaires en Syrie sur l'EI plutôt que sur l'opposition au régime de Damas.

Appel au calme en mer de Chine

Barack Obama a ignoré les appels de son homologue chinois, Xi Jinping, qui a demandé aux pays de l'APEC de se concentrer sur les sujets purement économiques. Visant la Chine, il a ainsi réclamé des «démarches audacieuses pour apaiser les tensions» entre Pékin et ses voisins, qui se disputent des territoires en mer de Chine méridionale.

Barack Obama a précisé que ces démarches devaient inclure «la promesse» de ne pas procéder à de nouveaux travaux pour gagner sur la mer et de renoncer «à la militarisation des zones disputées de mer de Chine méridionale».

Pékin revendique des droits de souveraineté sur la quasi-totalité de cette mer et mène d'énormes opérations de remblaiement d'îlots, transformant des récifs coralliens en ports, pistes d'atterrissage et infrastructures diverses. Le Vietnam, les Philippines, Taïwan et la Malaisie ont également construit des infrastructures, plus modestes, sur les îles qu'ils revendiquent.

Dès son arrivée mardi aux Philippines, le président américain avait promis une aide de 259 millions de dollars aux pays alliés en Asie du Sud-Est, notamment les Philippines, pour la sécurité maritime en mer de Chine méridionale.

Accords de libre-échange rivaux

Dans un discours prononcé devant des milieux d'affaires avant le début du sommet, Xi Jinping a pour sa part appelé les nations du Pacifique à «résoudre leurs divergences à travers le dialogue et la consultation», sans mentionner le sujet.

M. Xi a par ailleurs appelé les économies d'Asie à signer l'accord de libre-échange initié par la Chine. Il a averti que la signature d'un accord rival - le Partenariat transpacifique (TPP) soutenu par Washington - risquerait d'entraîner une «fragmentation» parmi les pays de la région. Barack Obama, lui, devait rencontrer des dirigeants de pays du TTP en marge du forum de l'APEC. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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