Actualisé 30.07.2014 à 00:53

Crise ukrainienne

Obama: pas de «guerre froide» avec la Russie

Le président amériain a annoncé mardi de nouvelles sanctions économiques américaines contre la Russie en raison de son rôle déstabilisateur dans l'Est de l'Ukraine.

«Aujourd'hui, les Etats-Unis imposent de nouvelles sanctions sur des secteurs-clés de l'économie russe: l'énergie, l'armement, la finance», a déclaré M. Obama, saluant les mesures similaires prises par l'UE qui démontrent selon lui que les Européens perdent patience avec le président russe Vladimir Poutine.

«Nous bloquons les exportations de certains biens et technologies à destination du secteur énergétique russe. Nous élargissons nos sanctions à d'autres banques et groupes de défense. Nous suspendons officiellement les crédits et les financements pour des projets de développement en Russie», a détaillé M. Obama.

Le Trésor américain a précisé que les Etats-Unis interdisaient désormais aux Américains d'effectuer certaines transactions impliquant des financements sur le long terme avec la VTB, deuxième banque de Russie, la Banque de Moscou, qui est une de ses filiales, et la Banque agricole russe, premier prêteur de l'agriculture russe.

Ces nouvelles sanctions américaines interviennent dans le sillage de celles annoncées plus tôt mardi par Bruxelles où les ambassadeurs des 28 ont adopté des mesures pour bloquer l'accès des marchés financiers européens aux entreprises et aux banques russes et interdire toute nouvelle vente d'armes et de technologies sensibles dans le domaine de l'énergie.

L'Europe perd patience face à Poutine

Pour le président américain, le fait que les Européens, qui ont des liens économiques étroits avec la Russie, aient adopté ces mesures, démontre que «la patience de l'Europe vis-à-vis du président Poutine, dont les mots ne sont pas suivis d'actes, s'effrite».

Interrogé sur le début possible d'une nouvelle guerre froide, M. Obama a clairement écarté l'idée. «Non, ce n'est pas une nouvelle guerre froide. C'est un problème très spécifique lié à l'attitude de la Russie qui refuse de reconnaître que l'Ukraine peut suivre sa propre voie».

«Aujourd'hui, la Russie s'isole une nouvelle fois de la communauté internationale, ce qui constitue un retour en arrière après des décennies de réels progrès», a poursuivi M. Obama. «Ce n'était pas inéluctable. C'est un choix que la Russie et le président Poutine en particulier ont fait». (afp)

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