Assemblée générale de l'ONU: Obama plaide pour la paix au Proche-Orient
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Assemblée générale de l'ONUObama plaide pour la paix au Proche-Orient

Le président américain a exhorté l'assemblée générale de l'ONU jeudi à New York à soutenir le processus de paix au Proche-Orient.

A la tribune avant Barack Obama arrivé en retard, la présidente de la Confédération Doris Leuthard a, elle, insisté sur des Nations Unies plus dynamiques.

Doris Leuthard a appelé l'assemblée générale à faire de l'ONU «une organisation dynamique» et non pas «un monument historique immuable». Ses membres doivent veiller à ce que la légitimité de l'ONU ne soit pas victime d'un «manque d'efficacité», selon la ministre de l'économie.

«Dans certaines situations l'ONU semble mal équipée et hésitante à agir. La force que confère l'universalité devient un fardeau lorsque nous, membres, sommes divisés», a déclaré Doris Leuthard.

La présidente a rappelé que chaque membre de l'organisation devait pouvoir «mettre les intérêts nationaux au second plan» afin que des solutions puissent être trouvées «dans l'intérêt de tous».

Des actions «d'envergure mondiale» doivent être prises. Notamment de «définir au plus vite des objectifs contraignants visant la réduction des émissions de CO2» ainsi qu'une mise en oeuvre «rapide et complète» des Objectifs du millénaire pour le développement.

Mais pour obtenir des résultats, chacun doit «prendre ses responsabilités et commencer par faire le ménage dans sa propre maison», a insisté l'Argovienne.

Traité de paix au Proche-Orient

M. Obama a pour sa part demandé aux principaux protagonistes du Proche-Orient de puiser dans la tradition de tolérance du judaïsme, du christianisme et de l'islam pour forger un traité de paix.

«Si nous faisons cela, quand nous reviendrons ici l'année prochaine, nous pourrions avoir un accord qui nous mènera à accueillir un nouveau membre des Nations unies: un Etat de Palestine indépendant, vivant en paix avec Israël», a déclaré le président, du haut de la tribune de l'assemblée générale de l'ONU.

Le Proche-Orient a représenté le thème principal du discours de M. Obama. Son appel arrive à un moment crucial des négociations de paix entre Palestiniens et Israéliens.

Le président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont tenu deux séries de discussions sous la houlette des Etats-Unis au cours du mois écoulé. Mais M. Abbas a menacé de quitter les discussions si Israël ne reconduit pas son moratoire sur la colonisation en Cisjordanie.

Le président américain a ajouté qu'il allait mettre tout son poids politique et diplomatique dans la balance, avec les risques que cela comporte pour lui, pour arriver à forger une paix entre Israéliens et Palestiniens.

«Etat juif d'Israël»

M. Obama a explicitement parlé d'un «Etat juif d'Israël», une concession apparente aux autorités israéliennes, mais a aussi demandé une reconduction du moratoire sur la colonisation en Cisjordanie.

«Nous nous félicitons de ce que le président Obama a dit, en particulier son appel à un arrêt des activités de colonisation», a réagi le président palestinien Mahmoud Abbas.

M. Obama a d'autre part affirmé qu'une solution diplomatique était toujours possible dans le dossier du nucléaire iranien. «Les Etats-Unis et la communauté internationale essaient de résoudre leurs différends avec l'Iran, et la porte reste ouverte à la diplomatie, si l'Iran choisit de l'emprunter», a-t-il dit.

Tout faire pour la paix

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a quant à lui relevé, concernant le Proche-Orient, «un mouvement encourageant vers une paix globale». «Avec le Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, UE, ONU et Russie), nous ferons tout ce qui est possible pour contribuer à mener les négociations vers une conclusion couronnée de succès», a-t-il promis.

«Je mets fortement en garde chaque partie contre tout acte qui entraverait le progrès» dans les négociations, a-t-il averti.

Parmi les besoins urgents auxquels doit s'attaquer l'ONU, figurent la Somalie, le Soudan, le Niger et la bande de Gaza, a encore souligné M. Ban. (ats)

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