Actualisé 07.11.2008 à 21:06

1ère conférence de presse

Obama prêt à s'attaquer «de front» à la crise économique

Le président élu des Etats-Unis Barack Obama a promis lors de sa première conférence de presse de s'attaquer «de front» à la crise économique. Il promulguera un plan de relance dès sa prise de fonctions à la Maison Blanche en janvier.

«Nous sommes confrontés au plus grand défi de notre temps en matière économique. Nous allons devoir agir rapidement pour résoudre» la crise, a déclaré le président élu à Chicago, lors de sa première conférence de presse depuis son élection mardi.

«Immédiatement après avoir pris mes fonctions de président, je m'attaquerai de front à cette crise économique en prenant toutes les mesures nécessaires pour diminuer la crise du crédit, aider les familles de travailleurs et rétablir la croissance et la prospérité», a-t-il ajouté.

Industrie automobile

M. Obama, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, a émis l'espoir que le Congrès adopte au plus vite un plan de relance. Si cela ne devait pas être le cas, «la première mesure» qu'il prendrait en tant que président serait de mettre en place un tel plan.

La présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi s'est prononcée vendredi dans le «Wall Street Journal» pour un vote rapide d'un plan de relance de l'économie américaine en deux volets: 60 à 100 milliards de dollars dans un premier temps, dès novembre, puis une mesure complémentaire au début de l'an prochain qui pourrait comprendre une «baisse d'impôts permanente».

M. Obama a aussi promis d'aider l'industrie automobile américaine, alors que le numéro un américain du secteur General Motors a annoncé vendredi qu'il risquait de se retrouver à cours de liquidités l'an prochain. «Les nouvelles en provenance du secteur automobile cette semaine nous rappellent les difficultés auxquelles ce secteur est confronté», a-t-il noté.

Propositions

L'industrie automobile «est l'épine dorsale de l'industrie américaine». Elle joue un rôle «crucial» dans les efforts de réduction de la dépendance du pays envers les importations de pétrole, a ajouté le futur président.

M. Obama, qui venait de se réunir avec ses principaux conseillers économiques, a dit les avoir chargés de préparer des propositions d'aide au secteur.

Le parlement américain a débloqué récemment 25 milliards de dollars de garanties de prêt pour aider les constructeurs américains à mettre au point des véhicules moins gourmands en essence. Les trois grands constructeurs ont réclamé 25 milliards d'aide supplémentaire.

«Empressement réfléchi»

Debout derrière M. Obama se tenaient ses principaux conseillers économiques, dont les anciens secrétaires au Trésor de Bill Clinton Lawrence Summers et Robert Rubin, ainsi que l'ancien patron de la Réserve fédérale Paul Volcker.

Ces trois personnalités sont sur les rangs pour occuper le poste décisif de secrétaire au Trésor, dont le titulaire devra superviser la mise en oeuvre du plan de sauvetage financier de 700 milliards de dollars adopté en octobre par le Congrès. Timothy Geithner, président de la Réserve fédérale de New York, est également cité.

Obama a déclaré qu'il déciderait avec un «empressement réfléchi» de la composition de l'équipe dirigeante qui l'entourera à la Maison blanche. Il a précisé qu'il annoncerait des nominations dans les semaines à venir.

Nucléaire iranien

Concernant l'Iran, M. Obama a déclaré que la fabrication d'armes nucléaires par Téhéran était «inacceptable». Il a estimé que des efforts devaient être menés sur le plan international pour l'empêcher de mettre au point une arme nucléaire.

Le futur président américain a toutefois noté que l'attitude des Etats-Unis envers l'Iran ne pouvait pas reposer sur des réflexes automatiques. «Nous devons y réfléchir de façon approfondie», a-t- il dit.

M. Obama doit être reçu lundi à la Maison Blanche par le président sortant George W. Bush, pour leur premier entretien depuis le scrutin de mardi.

(ats)

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