USA: Obama promet 1000 dollars aux Américains pour dégripper l'économie
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USAObama promet 1000 dollars aux Américains pour dégripper l'économie

Le président américain élu Barack Obama a promis jeudi une réduction d'impôts de 1000 dollars à 95% des ménages américains.

Cette mesure s'inscrit dans le cadre de son plan de relance de l'économie, seul capable selon lui d'éviter de longues années de récession.

Dans un discours prononcé à Fairfax (Virginie), près de Washington, M. Obama a expliqué que cette baisse d'impôts devait inciter les familles à «se remettre à dépenser». Cette mesure sera «la première étape de la réduction d'impôts à destination des classes moyennes que j'ai promise pendant la campagne électorale et qui sera comprise dans notre prochain budget», a-t-il déclaré.

775 milliards de dollars

Le coût du plan de sauvetage d'au moins 775 milliards de dollars sur deux ans, préparé par la future administration, «creusera certainement le déficit du budget à court terme», a admis le futur président. Ce plan consiste pour 40% en des réductions d'impôts.

«Mais il est tout aussi certain que ne pas en faire assez, ou ne rien faire du tout, conduirait à un plus grand déficit d'emplois, de revenus, et de confiance dans notre économie», a-t-il prévenu. Ne pas lancer un vaste plan de sauvetage aurait des conséquences désastreuses sur l'économie, bien pires que l'aggravation du déficit budgétaire, a-t-il averti.

Le budget des Etats-Unis, plombé par la crise, devrait dégager un déficit faramineux de 1200 milliards de dollars cette année, selon un rapport publié mercredi par le bureau du Budget du Congrès américain (CBO).

Pas trop tard

«Je ne crois pas qu'il soit trop tard pour changer de cap, mais cela le sera si nous ne prenons pas des mesures cruciales le plus vite possible. Si rien n'est fait, cette récession pourrait perdurer des années», a averti M. Obama. «Le taux de chômage pourrait atteindre un niveau à deux chiffres (...). En résumé, une mauvaise conjoncture pourrait devenir bien pire», a-t-il martelé.

Selon le rapport du BCO, le déficit de l'exercice 2008/2009 devrait représenter 8,3% du Produit intérieur brut (PIB) contre 3,1% l'an dernier. Cet organisme a aussi annoncé une contraction de 2,2% de l'activité cette année, ainsi qu'un taux de chômage de 9 % en 2010 contre 6,7% actuellement.

Ces prévisions de déficit ne prennent pas en compte le coût du plan de relance Obama. Lorsque le coût du plan pour l'exercice en cours sera connu, le déficit dépassera très probablement les 10% du PIB, ce qui en fera l'un des plus importants depuis la deuxième guerre mondiale, au cours de laquelle le déficit avait avoisiné les 30% du PIB.

Energies nouvelles

Le président élu a par ailleurs promis de doubler la production d'énergies nouvelles en l'espace de trois ans et d'améliorer l'efficacité énergétique de deux millions de logements.

«Nous moderniserons plus de 75% des immeubles de l'administration et améliorerons l'efficacité énergétique de deux millions de foyers américains, faisant ainsi économiser des milliards (de dollars) aux consommateurs et aux contribuables», a-t-il précisé.

Mercredi, M. Obama est par ailleurs revenu sur les causes de la crise. «Wall Street n'a pas fonctionné, notre système de régulation n'a pas marché comme il est censé le faire», a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision CNBC.

«Il va y avoir une importante réforme. Nous allons avoir une meilleure application (de la réglementation), une meilleure surveillance, plus de transparence», a-t-il promis.

(ats)

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