Etats-Unis: Obama promet de «traquer les terroristes»
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Etats-UnisObama promet de «traquer les terroristes»

Dans une allocution télévisée dimanche soir, le président a voulu rassurer les Américains face au terrorisme sans annoncer de mesures.

Le 6 décembre 2015, c'était seulement la troisième fois que Barack Obama s'exprimait en direct du Bureau Ovale depuis sa prise de fonction en 2009.

Le 6 décembre 2015, c'était seulement la troisième fois que Barack Obama s'exprimait en direct du Bureau Ovale depuis sa prise de fonction en 2009.

Barack Obama a tenté dimanche soir de rassurer une Amérique inquiète après l'attentat de San Bernardino, promettant de «traquer les terroristes» où qu'ils soient et de détruire le groupe Etat islamique.

«La menace du terrorisme est réelle, mais nous la vaincrons. Nous détruirons l'EI et toute autre organisation qui chercherait à nous nuire», a lancé dimanche soir le président américain lors d'une allocution solennelle prononcée dans le Bureau ovale.

Le président des Etats-Unis a appelé ses compatriotes à ne pas céder à la peur ou à la tentation de stigmatiser les musulmans. «L'EI ne parle pas au nom de l'islam, ce sont des voyous, des tueurs», a-t-il martelé, appelant à considérer les musulmans comme des alliés plutôt qu'à «les repousser à travers la suspicion ou la haine».

Pour autant, a-t-il souligné avec force, les musulmans doivent aussi assumer leurs responsabilités et lutter contre les «idéologies extrémistes» qui ont progressé au sein de certaines de leurs communautés.

Pas de troupes au sol

Sans annoncer d'inflexion dans sa stratégie de lutte contre l'EI, Barack Obama a répété que les Etats-Unis ne se laisseraient pas entraîner dans une «longue et coûteuse» guerre au sol en Irak et en Syrie.

«Nous ne réussirons pas si nous abandonnons nos valeurs ou si nous cédons à la peur», a-t-il martelé, appelant à faire preuve de détermination face à une «menace terroriste» qui «est entrée ces dernières années dans une nouvelle phase», avec des attaques de nature différente que celles du 11 septembre 2001.

Parallèlement, le secrétaire à la sécurité intérieure Jeh Johnson a annoncé lundi la mise en place d'un nouveau système d'alerte contre le terrorisme, dont les détails de ce projet seront présentés «dans les prochains jours».

Selon lui, ce changement est nécessaire pour mieux informer les Américains sur la situation sécuritaire dans le pays. «Nous devons aller au-delà du système actuel avec un autre niveau intermédiaire», a expliqué M. Johnson. Ce sera le troisième système d'alerte contre le terrorisme depuis le 11-Septembre.

Radicalisation

A un an de son départ de la Maison-Blanche, Barack Obama peine à convaincre du bien-fondé de sa stratégie de lutte contre les djihadistes. Selon un sondage CNN/ORC rendu public juste avant son allocution, 68% des Américains jugent que la réponse militaire face à l'EI n'a pas été assez agressive. Et 60% des sondés (contre 51% en mai) désapprouvent la façon dont le président répond au terrorisme.

Evoquant l'enquête sur l'attentat de San Bernardino, en Californie, Barack Obama a souligné qu'il n'y avait à ce stade «aucune indication» que les tueurs aient été dirigés par un «groupe terroriste depuis l'étranger». «Mais il est clair» qu'ils ont été radicalisés, selon lui. L'EI a salué les auteurs du massacre - une Pakistanaise de 29 ans et son époux américain de 28 ans.

Les enquêteurs étudiaient la piste d'une radicalisation de l'homme par son épouse, une thèse qui pourrait être confortée par le fait que la jeune femme avait fréquenté l'institut al-Huda, une des écoles coraniques les plus connues du Pakistan pour les musulmanes cherchant à approfondir leur foi.

Cette madrasa n'a pas de lien connu avec des organisations extrémistes, mais a été critiquée pour avoir diffusé une idéologie proche de celle des talibans selon ses détracteurs.

Critiques conservatrices

Une nouvelle fois, Barack Obama a appelé le Congrès à légiférer pour renforcer le contrôle des armes individuelles. Ses adversaires républicains ont été prompts à dénoncer l'absence d'annonces nouvelles.

«L'ennemi s'adapte, nous devons le faire aussi. C'est pourquoi ce que j'ai entendu ce soir était si décevant: pas de nouveau plan, juste une tentative peu convaincante de défendre un politique vouée à l'échec», a réagi Paul Ryan, président de la Chambre des représentants.

«C'est tout ? (...) Il nous faut un nouveau président, et vite !», a ironisé le magnat de l'immobilier Donald Trump sur Twitter. «C'est la guerre de notre génération. Nous avons besoin d'un commandant en chef qui soit capable de mener notre pays à la victoire», a souligné de son côté Jeb Bush, l'un de ses rivaux.

(nxp/afp)

(NewsXpress)

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