Chômage au USA: Obama prône l'action face à des pertes d'emplois «effarantes»
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Chômage au USAObama prône l'action face à des pertes d'emplois «effarantes»

Le président américain Barack Obama a prôné l'action et défendu ses plans vendredi devant de nouvelles statistiques qui ont porté les emplois supprimés au chiffre «effarant» de 4,4 millions depuis le début de la récession.

Les Etats-Unis ont perdu 651 000 emplois en février, après deux mois de destructions d'emplois catastrophiques, et le taux de chômage est désormais de 8,1%, du jamais vu depuis décembre 1983, selon de nouveaux chiffres du département du Travail.

Sur les 4,4 millions d'emplois qui ont disparu depuis le début de la récession en décembre 2007, bien plus de la moitié ont été perdus au cours des quatre derniers mois.

Pas un avenir acceptable

Des millions d'Américains vivent à présent dans la crainte d'être les prochains à perdre leur travail, a dit Barack Obama à Colombus (Ohio). «Ce n'est pas un avenir que j'accepte pour les Etats-Unis d'Amérique», d'où la promulgation en février d'un énorme plan de relance de 787 milliards de dollars, a-t-il dit.

Le président américain s'est rendu dans l'Ohio, l'un des Etats les plus durement touchés par la crise, pour illustrer par l'exemple les effets de ce plan, censé créer ou sauver trois millions et demi d'emplois sur deux ans et stimuler la consommation et l'activité économique.

Barack Obama a pris part à la prestation de serments de 25 aspirants de la police qui, selon l'administration, avaient appris en janvier qu'on ne les garderait pas à la fin de leur formation faute d'argent. Le maire de Columbus a finalement décidé de les intégrer dans les effectifs grâce au plan de relance.

Litanie de mauvaises nouvelles

«Grâce à ce plan, des histoires comme celle à laquelle nous assistons à Columbus se produiront bientôt dans tout le pays», a dit M. Obama tandis que les Etats-Unis se débattaient avec les mauvaises nouvelles: non seulement des chiffres désastreux pour l'emploi, mais aussi la menace de faillite pesant sur l'industrie automobile, les difficultés de géants économiques qui paraissaient à l'abri, la déprime de la Bourse de New York.

M. Obama a défendu le rôle que le gouvernement devait jouer selon lui. «Nous avons la responsabilité d'agir, et c'est bien ce que j'ai l'intention de faire en tant que président des Etats- Unis», a-t-il déclaré.

Cependant, a-t-il reconnu, le plan de relance «ne renversera pas la situation économique». «Nous avons hérité d'un beau gâchis», a-t- il dit, prévenant que «tout ceci prendra du temps, et il faudra être patient».

(ats)

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