Actualisé 14.09.2012 à 04:26

Présidentielle américaine

Obama se détache dans les intentions de vote

Le président américaine démocrate sortant Barack Obama se détache de son rival républicain Mitt Romney dans les intentions de vote pour la présidentielle américaine du 6 novembre.

Barack Obama remonte dans les sondages.

Barack Obama remonte dans les sondages.

Un sondage Reuters-Ipsos publié jeudi crédite M. Obama de 48% des voix, soit 7 points de plus que l'ex-gouverneur du Massachusetts. Selon le site Real Clear Politics, qui fait la moyenne des enquêtes d'opinions nationales, le président dispose d'un avantage de 3,3 points et le baromètre hebdomadaire de Gallup lui donne 6% d'avance, soit une de plus que Fox News.

Après des mois de quasi-égalité, les dernières tendances alimentent la thèse d'une percée décisive due à la convention démocrate qui s'est déroulée la semaine dernière.

«Loin d'être joué»

Toutefois «cette élection est loin d'être jouée et nous n'avons pas l'intention de nous prononcer avant le premier débat, le 3 octobre, mais cela semble clair: l'élection est en train d'échapper à M. Romney», a commenté Greg Vallière, membre de la société de conseil Potomac Research Group.

Décidé à inverser la tendance, le Parti républicain a reproché au président de ne pas s'être opposé à l'émergence des mouvements islamistes en Egypte et en Libye, où l'ambassadeur des Etats-Unis a trouvé la mort mardi lors d'une violente manifestation contre un film américain jugé offensant pour Mahomet.

Romney critiqué

Accusé de profiter des violences, Mitt Romney a toutefois semblé faire machine arrière jeudi au cours d'un meeting électoral à Fairfax, dans la banlieue de Washington. Il a prononcé un plaidoyer en faveur d'une armée américaine plus forte, mais n'a pas réaffirmé comme la veille que le gouvernement avait publié un «communiqué honteux (...) demandant pardon pour les valeurs de l'Amérique».

Ces commentaires lui avaient valu de violentes critiques des démocrates, mais aussi de plusieurs républicains. Il lui a été reproché d'avoir agi avec une précipitation peu conforme à l'attitude attendue d'un chef d'Etat en période de crise, et surtout d'avoir cherché à exploiter la mort de l'ambassadeur et de trois autres Américains au lieu de plaider l'»union sacrée». (ats)

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