Actualisé 28.01.2009 à 05:25

USA

Obama se heurte à la résistance des républicains

Le président américain Barack Obama a tenté mardi de rallier ses adversaires républicains à un vaste plan de relance en invoquant la gravité de la situation économique.

Mais il s'est heurté à la résistance de ses adversaires.

M. Obama s'est rendu personnellement au Congrès pour la première fois depuis son investiture. Il y a plaidé longtemps auprès des parlementaires républicains la cause d'un plan de plus de 800 milliards de dollars, censé sauver ou créer trois ou quatre millions d'emplois.

Il a dit «l'urgence» de la situation, et a appelé les républicains à «mettre la politique de côté», alors que la Chambre des représentants devait voter mercredi sur le plan. «Le principal message que j'ai, c'est que les statistiques soulignent tous les jours l'urgence de la situation économique. Les Américains attendent de nous que nous agissions», a-t-il martelé.

Mais le chef de file républicain à la Chambre des représentants, John Boehner a affirmé qu'»il serait irresponsable de transmettre une dette aussi massive à nos enfants et nos petits-enfants, pour lesquels les républicains continueront à se battre».

M. Obama, qui peut compter sur une majorité démocrate dans les deux chambres, peut pour ainsi dire se passer des voix des républicains pour, comme il le voudrait, faire approuver le plan d'ici au 16 février. Mais il veut obtenir le soutien le plus large possible, en guise de caution politique pour un plan dont la réussite n'est pas garantie.

Hostiles par nature à l'intervention étatique, les républicains s'alarment du coût d'un plan qui se chiffre désormais à 887 milliards de dollars, après adoption mardi en commission des finances d'une enveloppe de 522 milliards de dépenses et de réductions d'impôts. Cette enveloppe s'ajoutera à celle de 365,6 milliards déjà adoptée par la commission des finances chargée des affectations de fonds.

Ce plan global sera soumis au vote du Sénat dans les prochains jours. Il consiste en allègements fiscaux pour un tiers environ, en dépenses de travaux publics, en aides aux gouvernements locaux ou en mesures sociales pour le reste.

Les républicains veulent plus d'allègements fiscaux pour les entreprises. Ils contestent que les mesures prévues stimulent rapidement et efficacement l'économie.

A huis clos, M. Obama aurait dit aux républicains partager leurs inquiétudes quant à l'aggravation d'un déficit budgétaire, qui semble déjà voué à dépasser les mille milliards de dollars, sans compter le plan de relance. «Je serai jugé sur ce que je laisserai à la postérité», a-t-il dit selon un participant. (ap)

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