Actualisé 25.07.2008 à 08:15

«Obamamania» à Berlin

Après s'être recueilli dès l'aube au Mur des lamentations à Jérusalem, le candidat démocrate à la présidentielle américaine Barack Obama est arrivé jeudi matin à Berlin, première étape d'une tournée européenne.

«Peuple de Berlin, peuples du monde, notre heure est venue», a déclaré le sénateur à une foule enthousiaste, estimée par la police à cent mille personnes massées au pied de la Colonne de la Victoire, au coeur de Berlin.

«Une nouvelle génération, notre génération, doit laisser sa marque dans l'histoire». Face au terrorisme, au réchauffement climatique, à la drogue, la prolifération nucléaire, «nous ne pouvons pas nous permettre d'être divisés».

Monde interdépendant

«Le XXIe siècle s'est ouvert sur un monde plus interdépendant que jamais dans l'histoire humaine». «Mais ce rapprochement a entraîné de nouveaux dangers qui ne peuvent pas être endigués par les frontières ou les océans», a-t-il poursuivi. «Aucune nation, aussi grande et aussi puissante soit-elle, ne peut relever seule ces défis», a observé M. Obama, dans un discours sans précédent pour un candidat à la présidence des Etats-Unis.

«L'Amérique n'a pas de meilleur allié que l'Europe», a affirmé le candidat démocrate. Mais «un vrai partenariat exige un travail constant et des sacrifices... des alliés qui savent écouter, apprendre les uns des autres et surtout se faire confiance».

Engagement en Afghanistan

Il a demandé aux Européens de poursuivre leur engagement en Afghanistan. «Pour le peuple d'Afghanistan, et pour notre sécurité commune, il faut terminer le travail», a-t-il dit.

«L'Amérique ne peut pas le faire seule. Le peuple afghan a besoin de nos troupes et des vôtres; de notre soutien et du vôtre pour vaincre les talibans et Al-Qaïda, pour développer son économie et pour l'aider à reconstruire son pays. L'enjeu est trop important pour renoncer maintenant».

Evoquant la chute du Mur de Berlin en 1989, il a appelé à abattre d'autres murs.

«Les murs entre les alliés de longue date, de part et d'autre de l'Atlantique, ne peuvent pas rester debout. Les murs entre les pays les plus riches et les plus pauvres ne peuvent pas rester debout. Les murs entre les races et les tribus, entre les indigènes et les immigrants, entre chrétiens, musulmans et juifs ne peuvent pas rester debout».

Première fois

C'est la première fois qu'un candidat à la présidence des Etats- Unis prononce un grand discours de politique étrangère en dehors des Etats-Unis.

Après son discours, fréquemment interrompu par les applaudissements et les cris «Yes we can» (»Oui, nous pouvons»), son slogan de campagne, M. Obama s'est mêlé pendant cinq minutes à la foule, qui se pressait pour lui serrer la main et le photographier.

(ap)

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