Irak: Offensive de l'armée contre des positions de l'EI
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IrakOffensive de l'armée contre des positions de l'EI

Des troupes d'élite irakiennes ont combattu mercredi les jihadistes près de Bagdad avec le soutien de l'aviation des Etats-Unis.

Des avions de chasse américains ont frappé trois cibles de l'EI au sud de Bagdad, tuant au moins quatre jihadistes, selon l'armée irakienne et des chefs tribaux.

Les opérations des forces irakiennes, qui ont débuté mercredi avant l'aube, se concentrent elles sur les localités de Ramadi, Falloujah et Haditha, dans la province occidentale d'Anbar.

Sept personnes sont mortes, cinq personnes blessées et un pont stratégique a été détruit dans un attentat-suicide à la voiture piégée à Ramadi, dans la même province. Les jihadistes de l'EI ont ensuite investi ces agglomérations et s'y sont imposés comme la force dominante sur le terrain.

A Falloujah, c'est le quartier d'Al Soujour, situé en périphérie, qui a été pris sous le feu de bombardements et de raids de l'aviation. Douze civils ont été tués, indiquent des médecins.

Des jihadistes ont tenté de s'emparer du quartier résidentiel de Barouana, à cinq kilomètres au sud d'Haditha, et se sont heurtés aux troupes loyalistes. L'armée irakienne contrôle la majeure partie de cette agglomération.

Appel des oulémas

La plus haute autorité religieuse en Arabie saoudite a mis en garde mercredi les Saoudiens contre leur ralliement à des groupes jihadistes. Le Conseil des grands oulémas a exhorté les autorités à sévir contre ceux qui recrutent pour ces groupes.

Dans un communiqué, le Conseil proclame qu'«il est interdit (en vertu de la Charia) d'aller combattre dans les zones de conflit», ajoutant que «l'Etat devrait poursuivre en justice les incitateurs (...) qui encouragent la sédition».

Le Conseil se réfère à ceux qui recrutent en Arabie saoudite des volontaires pour rejoindre les rangs des jihadistes en Irak et en Syrie. Il s'est exprimé un mois après que son président, le grand mufti cheikh Abdel Aziz Al-Cheikh, eut classé Al-Qaïda et le groupe Etat islamique (EI) comme «l'ennemi numéro un de l'islam».

Prêts à soutenir l'opération internationale

Outre Al-Qaïda et l'EI, il cite aussi comme groupes «terroristes» le mouvement chiite libanais Hezbollah, la rébellion chiite d'Ansaruallah, dite houthie, au Yémen, et Assaïb Ahl Al-Haq en Irak.

L'Arabie saoudite fait partie des pays du Golfe qui se sont déclarés prêts à soutenir une opération internationale, dirigée par les Etats-Unis, pour combattre les jihadistes ultra-radicaux de l'EI. (ats/afp)

Pas de soldats US sur le terrain

Le président des Etats-Unis Barack Obama a réaffirmé mercredi avec force que les soldats américains en Irak ne participeraient pas à des missions de combat dans la lutte contre les jihadistes de l'organisation Etat islamique.

«Les forces américaines qui ont été déployées en Irak n'ont pas et n'auront pas de mission de combat», a déclaré M. Obama depuis le commandement militaire chargé du Moyen-Orient et de l'Asie centrale (Centcom), à Tampa en Floride.

«Je ne vous engagerai pas dans une nouvelle guerre au sol en Irak», a-t-il martelé, au lendemain des déclarations du général Martin Dempsey, plus haut gradé américain, qui a suggéré que des conseillers militaires pourraient être envoyés au combat.

«Nous utiliserons notre puissance aérienne. Nous entrainerons et équiperons nos partenaires», a déclaré M. Obama après avoir rencontré le général Lloyd Austin, chef du Centcom. «Nous mènerons une vaste coalition de pays qui ont un intérêt dans ce combat car il ne s'agit pas simplement de l'Amérique contre l'EI. Il s'agit du monde qui rejette le brutalité de l'EI».

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