Actualisé 16.10.2008 à 11:19

Dangers du TaserOlivier Besancenot sera défendu par Noël Mamère

Noël Mamère va remettre sa robe d'avocat lundi pour assurer la défense d'Olivier Besancenot devant la 17e chambre correctionnelle de Paris, aux côtés de Me Antoine Comte.

Le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) est poursuivi en diffamation par la société SMP Technologies pour avoir affirmé que le Taser, le pistolet à impulsions électriques, avait causé la mort de 150 personnes aux Etats-Unis.

M. Mamère avait déjà tenu un point presse au Palais Bourbon avec Olivier Besancenot, en décembre 2007, pour dénoncer les poursuites engagées contre lui. «Olivier Besancenot est aujourd'hui traîné devant les tribunaux par la société Taser d'une manière absolument injuste. Le combat qu'il mène est un combat que nous devons tous partager, tous ceux qui sont attachés au respect des libertés, à une certaine conception de l'ordre public et aux droits de l'Homme», observe jeudi le député Vert dans un communiqué.

Photos de filature

Parallèlement à ce procès, les perquisitions menées mardi dans le cadre de l'enquête sur l'espionnage d'Olivier Besancenot ont été fructueuses, les enquêteurs ayant mis la main sur un exemplaire du rapport d'enquête au siège de SMP Technologies-Taser France, ainsi que sur une clé USB contenant des photos de filature du leader d'extrême gauche avec sa compagne dans les bureaux d'une officine privée.

Dix personnes avaient été arrêtées mardi et une onzième mercredi, tandis que quatre policiers ont été remis en liberté dès mardi soir. Sept sont restées en garde à vue jusqu'à jeudi matin, avant d'être déférées au parquet de Paris.

Deux policiers

Parmi elles figurent Antoine di Zazzo, le dirigeant de la société SMP Technologies, qui commercialise le pistolet à impulsions électriques (PIE), appelé aussi Taser, deux responsables du cabinet d'agents privés de recherche Dussaucy, un douanier, un ancien policier (interpellé mercredi) et deux policiers. L'un travaille notamment à Toulouse et est un ancien de la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) de la PJ de Paris, l'autre est détaché dans le privé. (ap)

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