Olmert laisse entendre qu'un partage de Jérusalem est inévitable
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Olmert laisse entendre qu'un partage de Jérusalem est inévitable

Jérusalem - Le premier ministre israélien Ehud Olmert a laissé entendre mardi qu'Israël n'aura peut-être pas d'autre choix que de partager Jérusalem avec les Palestiniens.

Un tel partage s'inscrirait dans le cadre d'un futur accord de paix israélo-palestinien.

«Ceux dans le monde qui sont les amis d'Israël(...), qui soutiennent réellement Israël, parlent, lorsqu'ils évoquent l'avenir, de l'Etat juif en termes de frontières de 1967. Ils parlent de la division de Jérusalem», affirme M. Olmert dans une interview publiée mardi par le quotidien «Jerusalem Post».

Israël s'est emparé de Jérusalem-Est (arabe) en 1967, lors de la guerre des Six-Jours, et a annexé par la suite cette partie-là, décision que la communauté internationale n'a dans son ensemble pas reconnue. Israël considère la totalité de Jérusalem comme sa capitale «éternelle et indivisible».

Les Palestiniens, eux, veulent que Jérusalem-Est devienne la capitale de l'Etat qu'ils aspirent à créer en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

L'avenir de Jérusalem est l'un des enjeux essentiels qu'Israël et les Palestiniens ont accepté d'aborder lors des négociations de paix qu'ils ont relancée à la conférence d'Annapolis, en novembre.

Ehud Olmert, ancien maire de Jérusalem, a déjà par le passé remis publiquement en question le bien-fondé de la décision d'annexion des quartiers arabes de la ville après la guerre des Six- Jours, ce qui lui a valu les critiques acerbes de la droite israélienne.

Il a toutefois déclaré clairement, dans le même temps, qu'Israël n'accepterait pas d'en revenir à ses frontières d'avant 1967. Dans l'interview au «Jerusalem Post», ainsi, il réaffirme que l'Etat hébreu compte bien conserver sa plus grande implantation en Cisjordanie, Maale Adumim, près de Jérusalem, dans le cadre d'un futur accord de paix.

(ats)

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