Lausanne: «On a cru à des tirs et on s'est tous planqués»
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Lausanne«On a cru à des tirs et on s'est tous planqués»

La police lausannoise a arrêté un homme apparemment «menaçant». Des témoins ont cru entendre des coups de feu. Mais il s'agissait de grenades assourdissantes.

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xfz/apn
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La police lausannoise a arrêté un homme «menaçant», mardi 26 février 2019. Des témoins ont cru entendre des coups de feu. Mais il s'agissait en réalité du bruit fait par des grenades assourdissantes.

La police lausannoise a arrêté un homme «menaçant», mardi 26 février 2019. Des témoins ont cru entendre des coups de feu. Mais il s'agissait en réalité du bruit fait par des grenades assourdissantes.

Lecteur reporter
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Le début de matinée a été très agité mardi, entre 8 h 30 et 10 h 30, à l'avenue de Tivoli, à Lausanne. Ayant reçu une alerte signalant qu'un individu menaçant se trouvait dans un immeuble de ce quartier populaire, la police lausannoise n'a pas lésiné sur les moyens.

Outre la troupe d'élite appelée Groupe d'intervention, cinq patrouilles, la brigade canine et une cellule de négociation ont été déployées sur place. «Ils étaient armés de mitraillettes, portaient des casques et étaient accompagnés de chiens», décrit un témoin. «Je n'ai jamais vu autant de policiers si lourdement armés. C'était comme une scène de guerre», indique un habitant.

Selon nos renseignements, un individu un peu paumé s'est introduit dans un immeuble pour demander des sous à une connaissance résidant au premier étage, qui célébrait son anniversaire la veille. Fête à laquelle le trublion aurait pris part. Mais les locataires ont paniqué car, selon un habitant, l'individu avait un couteau.

«Il se mettait torse nu puis se rhabillait»

Alors que la cellule de négociation était en action pour désamorcer l'affaire, les conjectures allaient bon train dans le quartier bouclé. «Vu le déploiement policier, mes collègues et moi avons cru à une prise d'otages. Et quand on a entendu ce qui ressemblait à des tirs, on s'est tous planqués», raconte une femme dont le bureau se trouve dans le même immeuble. Selon elle, tout au long des pourparlers, le trublion se mettait torse nu puis remettait son T-shirt.

«J'ai cru entendre une dizaine de coups de feu. Puis, j'ai vu sortir une femme d'origine asiatique en état de choc. Les policiers l'ont mise dans une voiture. D'ailleurs, elle portait la veste de l'un d'eux. J'imagine qu'elle était partiellement dévêtue», poursuit le témoin. «Je n'étais pas dévêtue. Je dors toujours en pyjama», a tenu à rectifier l'intéressée, qui se dit voyante.

Raphaël Pomey, porte-parole de la police lausannoise précise qu'il n'y a pas eu de coups de feu. «Les détonations ont été produites par des grenades assourdissantes pour maîtriser un individu perturbé et menaçant», explique-t-il. Selon la police, l'individu a bénéficié d'une prise en charge psychiatrique.

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