Actualisé 12.02.2018 à 21:56

Genève

«On a été traités comme si on était des criminels»

Punis pour avoir traversé un préau avec leurs chiens en laisse, deux amis déplorent l'attitude des agents. La police rappelle les règles.

de
David Ramseyer
Patrick et son Jack Russell terrier "Raja" (droite), ainsi que "Newly" (gauche), le bouledogue français de son ami. Derrière eux: le préau ouvert de l'école Trembley.

Patrick et son Jack Russell terrier "Raja" (droite), ainsi que "Newly" (gauche), le bouledogue français de son ami. Derrière eux: le préau ouvert de l'école Trembley.

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La balade au parc Trembley s'est mal terminée. Le 29 janvier vers 16h, Patrick et un ami promènent «Raja», un Jack Russel terrier de 9 ans, et «Newly», un bouledogue français de 3 mois. Des chiens de petite taille qui vont avoir de grands effets pour leurs maîtres.

Ceux-ci décident de couper par le préau ouvert de l'école située dans le parc. «On n'a pas vu le panneau d'interdiction», jure Patrick. Il existe pourtant à l'entrée nord de l'établissement, mais il n'est pas des plus visibles. Les deux hommes se font alors intercepter par trois policiers municipaux.

Pas des molosses

«On croyait que tenus en laisse, on avait le droit de traverser avec nos animaux, qui n'ont rien de molosses. Il n'y avait pas de barrière non plus. Mais on admet avoir commis une faute. Cela ne justifie pas l'attitude des agents». Face à ces derniers, les deux hommes ont «le sentiment d'avoir été traités comme des criminels».

Ils décrivent le comportement hautain, selon eux, d'un policier et listent tous les documents demandés: carte d'identité, permis de conduire, papiers des canidés. «Tout le monde aux alentours nous regardait, nous étions mal à l'aise. Ils nous ont aussi demandé ce que nous faisions dans la vie. Quel rapport avec l'infraction?». Celle-ci leur a coûté 100 fr. d'amende chacun.

Exceptions très rares

Les forces de l'ordre municipales, qui ne commentent pas les cas particuliers, précisent qu'elles exigent un comportement correct de la part de leurs agents sur le terrain. Concernant l'infraction des maîtres de Raja et Newly, le premier lieutenant Louis Boldrini, responsable de la police de proximité de la Ville, souligne que l'accès aux préaux d'écoles, qu'ils soit ouverts ou fermés, est proscrit par la Loi cantonale sur les chiens. «Et ce, peu importe leur taille et leur race.» Le fait d'être tenu en laisse ou pas n'y change rien, stipule le texte en vigueur depuis 2011. «De même si vous portez votre animal dans les bras», ajoute l'officier.

Enfin, les panneaux d'interdiction constituent un simple rappel de la loi «que nul n'est censé ignorer». Les seules exceptions à ce régime légal sont les chiens d'aveugles, pour handicapés ou de la police.

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