Intelligence artificielle – «On a l’impression d’entendre la machine parler»
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Intelligence artificielle«On a l’impression d’entendre la machine parler»

Une start-up vaudoise a constitué un modèle spécialisé dans la génération de textes en français.

par
Laurent Favre
Martin Mueller et Florian Laurent ont peaufiné les algorithmes de Cedille de l’agence Coteries basée à l’EPFL.

Martin Mueller et Florian Laurent ont peaufiné les algorithmes de Cedille de l’agence Coteries basée à l’EPFL.

coteries

Les services d’aide à l’écriture connaissent un succès grandissant à l’exemple de Grammarly et ses 30 millions d’utilisateurs quotidiens. Ils ne se contentent plus de corrections ou de saisie semi-automatique. Ils proposent des textes générés à partir de quelques mots-clés et le choix de la tonalité du texte.

Pour la plupart, ces outils reposent sur le même modèle d’intelligence artificielle conçu d’abord pour la langue de Shakespeare. Une start-up romande compte en profiter avec sa solution entraînée exprès pour le français. Elle a rendu accessible librement Cedille.ai, son propre modèle de réseau neuronal. Elle promet une solution 3 fois plus performante que la référence actuelle pour le français.

«La génération de textes est particulièrement impressionnante, s’enthousiasme Florian Laurent, l’un des ingénieurs de la société. On a l’impression d’entendre la machine parler. Quand vous saisissez par exemple des données du type Victor Hugo, vous donnez 3 paragraphes et vous dites écrire la suite. Et puis ça écrit vraiment quelque chose, évidemment pas le même le texte que l’original, mais avec le même ton, le même sujet, le même nombre de personnages. Quelque part, il y a une forme d’intelligence pour pouvoir dire la suite!»

Le potentiel de Cedille.ai reste encore à être exploité pour rédiger des blogs, résumer des rapports fastidieux ou contribuer à trouver des idées. Le marché est déjà florissant avec des solutions payantes grand public comme Rytr, Jarvis et autre Wordtune, le premier cité nécessitant par exemple un abonnement mensuel de 30 francs pour accéder à ses options polyglottes.

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