Actualisé 24.07.2018 à 17:42

Incendies en Grèce

«On a plongé dans la mer pour fuir les flammes»

Plusieurs Suisses en vacances ont vécu de près les incendies qui ravagent la région d'Athènes. Si vous êtes aussi sur place, envoyez-nous vos photos, vidéos et témoignages.

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atk/ofu/ats

Le bilan des violents incendies qui ravagent les alentours d'Athènes est passé mardi à 74 morts. Des feux se sont également déclarés en Crète. Une lectrice de «20 Minuten», qui passe actuellement ses vacances sur l'île très prisée des touristes, raconte: «Lundi soir, on se rendait de Balos Beach à Stalis. Quand on est arrivés à hauteur de Chania, on est restés coincés environ une heure dans les bouchons. Au début, on a cru qu'il s'agissait d'un accident. Mais soudainement on a aperçu des arbres en feu. La police et les pompiers étaient déjà sur place.»

Une autre vacancière alémanique, ayant loué une petite maison à une cinquantaine de kilomètres d'Athènes, raconte que la situation est bien plus dangereuse sur la terre ferme que sur les îles. «Au début, on ne voyait que la fumée. Mais, peu à peu, le vent s'est mis à souffler des cendres sur notre balcon.» La Suissesse tient cependant à préciser que, pour le moment, la situation chez elle n'est pas encore critique.

«La fumée entrait dans les narines»

Même son de cloche pour une famille tessinoise en vacances dans la région d'Athènes. «Ici, les gens ont peur. Même si personnellement je n'ai pas paniqué», raconte le fils, Moreno H., 18 ans à 20 minuti.

Moreno, qui se trouvait dans le centre d'Athènes le jour où sont partis les feux, est choqué. «Hier, ça a été une journée très difficile. Dans le centre-ville on respirait de l'odeur de brûlé. La fumée entrait dans les narines. Il y avait de la cendre qui tombait sur les tables des restaurants et il y avait aussi énormément de trafic. On a dû prendre une route alternative pour rentrer à l'hôtel et cela nous a pris plusieurs heures pour y arriver.»

«Mati n'existe plus»

Autour de la capitale, la plupart des victimes ont été piégées dans les environs de Mati, localité balnéaire à une quarantaine de km à l'est d'Athènes, dont les maisons sont souvent entourées de hauts pins. Elles sont mortes «à leur domicile ou dans leurs voitures», a indiqué le porte-parole du gouvernement grec, Dimitris Tzanakopoulos. Dans cette localité, 26 personnes carbonisées ont été retrouvées enlacées par groupes dans la cour d'une villa, «dans une dernière tentative pour se protéger», a raconté un sauveteur.

A Mati, la violence des vents, avec des pointes à plus de 100 km/h, a «provoqué une progression foudroyante du feu dans le tissu urbain», a expliqué une porte-parole des pompiers. «Mati n'existe plus», a lancé le maire du port proche de Rafina, Evangélos Bournous, recensant «plus de 1000 bâtiments et 300 voitures» endommagés, dont les carcasses fumaient toujours dans une âcre odeur de brûlé.

Certains habitants de la région de Mati ont été forcés de se jeter à l'eau pour échapper aux flammes. L'un d'entre eux a raconté à BBC: «Heureusement que la mer était juste devant nous. Nous avons plongé dans l'eau parce que les flammes nous poursuivaient.»

Mortes en mer

Au moins quatre personnes ont également été retrouvées mortes en mer, où elles avaient tenté de trouver refuge quand les flammes ont poussé les résidents paniqués sur les plages. Le ministre de l'Intérieur Panos Skourletis a indiqué à la télévision publique ERT que les autorités «cherchent encore s'il y a d'autres disparus».

Les photos prises par Moreno H.

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Moreno H. se trouve en Grèce actuellement.

Moreno H. se trouve en Grèce actuellement.

Lecteur reporter
Le vacancier tessinois explique avoir vécu une journée de lundi choquante au centre-ville d'Athènes.

Le vacancier tessinois explique avoir vécu une journée de lundi choquante au centre-ville d'Athènes.

Lecteur reporter
«Hier ça a été une journée très difficile. Dans le centre-ville on respirait de l'odeur de brûlé. La fumée entrait dans les narines. Il y avait de la cendre qui tombais sur les tables des restaurants et il y avait aussi énormément de trafic. On a dû prendre une route alternative pour rentrer à l'hôtel et cela nous a pris plusieurs heures pour y arriver.»

«Hier ça a été une journée très difficile. Dans le centre-ville on respirait de l'odeur de brûlé. La fumée entrait dans les narines. Il y avait de la cendre qui tombais sur les tables des restaurants et il y avait aussi énormément de trafic. On a dû prendre une route alternative pour rentrer à l'hôtel et cela nous a pris plusieurs heures pour y arriver.»

Lecteur reporter

(atk/ofu/ats/afp)

Les violents feux de forêt autour d'Athènes s'avèrent parmi les plus meurtriers en Europe depuis le début du siècle. Retours sur les incendies les plus meurtriers de ces dernières années.

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