Chamonix (F): «On a quand même bien rigolé»
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Chamonix (F)«On a quand même bien rigolé»

Les dernières personnes bloquées à plus de 3000m d'altitude au-dessus de Chamonix (F) ont été évacuées vendredi matin. Témoignages.

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Tous les passagers bloqués depuis jeudi après-midi dans le télécabine «Panoramic Mont-Blanc» qui relie lAiguille du Midi (3842 m.) à la Pointe Helbronner (3462 m), du côté italien du massif du Mont-Blanc, ont été secourus.

Tous les passagers bloqués depuis jeudi après-midi dans le télécabine «Panoramic Mont-Blanc» qui relie lAiguille du Midi (3842 m.) à la Pointe Helbronner (3462 m), du côté italien du massif du Mont-Blanc, ont été secourus.

AP/Luca Bruno
77 personnes avaient pu être évacuées dans la soirée

77 personnes avaient pu être évacuées dans la soirée

AP/Luca Bruno
Les 33 autres restantes ont dû passer la nuit suspendues dans les airs. Elles ont finalement été délivrées vendredi matin.

Les 33 autres restantes ont dû passer la nuit suspendues dans les airs. Elles ont finalement été délivrées vendredi matin.

AP/Luca Bruno

Tous les passagers bloqués depuis jeudi après-midi dans le télécabine «Panoramic Mont-Blanc» qui relie l'Aiguille du Midi (3842 m.) à la Pointe Helbronner (3462 m), du côté italien du massif du Mont-Blanc, ont été secourus.

Si 77 personnes avaient pu être évacuées dans la soirée, les 33 autres restantes ont dû passer la nuit suspendues dans les airs. Elles ont finalement été délivrées ce vendredi matin.

Les câbles de l'installation s'étaient croisés pour une raison indéterminée, jeudi. L'incident avait provoqué l'arrêt de la télécabine.

Les passagers bloqués durant la nuit ont dû s'acclimater tant bien que mal à des conditions difficiles. «Ce n'est pas la meilleure soirée qu'on puisse passer. Il faisait froid, on n'était pas très couverts, raconte Valery dans le journal haut-savoyard «Le Messager». C'est petit, il n'y a pas beaucoup de moyens d'informations car le portable passait plus ou moins. Après (...), on a passé une très mauvaise nuit mais il y a pire que ça.» Cette passagère a visiblement décidé de rester positive: «On a quand même bien rigolé en famille».

Les frissons de 3 heures du matin

Autre prisonnier du télécabine, Clément narre à l'hebdomadaire haut-savoyard une nuit désagréable... et ennuyeuse: «Au début on est assez confiant, on se dit qu'on est suffisamment couverts avec les couvertures de secours.

Mais vers deux, trois heures du matin, il commence à faire assez froid et, au final, c'est vers 4-5 heures que c'est le plus difficile. Il fait très, très froid. Les couvertures de secours, ça ne suffisait pas du tout. Pour passer le temps on a fait des jeux marrants, mais ça devient chiant au bout d'un moment!». Le passager tient tout de même à achever son excursion avortée bien malgré lui: «On reviendra en juin».

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