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Football - Coupe du mondeOn a tenté d'aller interviewer Harry Kane

Le buteur anglais est devenu le meilleur buteur de la Coupe du monde, après son triplé contre le Panama. Une aubaine pour essayer d'aller le voir.

par
Robin Carrel
Nijni Novgorod
Jesse Lingard était aussi un homme très demandé.

Jesse Lingard était aussi un homme très demandé.

Deux penalties, un but chanceux, en plus de son doublé en ouverture de tournoi contre la Tunisie, qui font cinq. La star de ce début de Mondial, c'est lui. Harry Kane a mis un but de plus que Cristiano Ronaldo et Romelu Lukaku et c'est toute l'Angleterre qui rigole. Du coup, plein d'enthousiasme, on a benoîtement tenté d'aller placer notre micro devant lui après la victoire des «Three Lions» contre le Panama. C'était vraiment très naïf...

Même pas Gabriel Torres

On avait pourtant établi un plan de bataille assez bien vu au départ. En arrivant dans la zone mixte, où se croisent joueurs et journalistes longtemps après la rencontre, on a d'entrée repéré les reporters anglais qui semblaient savoir ce qu'ils faisaient. Le problème, c'est qu'on est arrivé beaucoup trop tôt et qu'il a fallu attendre 45 minutes avant d'enfin voir la porte qui vient des vestiaires s'ouvrir. Il faisait 35 degrés bien sonnés et la climatisation de la salle de presse nous a bien vite manqué.

Forcément, au départ, ce sont des Panaméens (hilares!) qui défilent devant nous, sans grand intérêt pour les médias du monde entier présents dans le coin. Je me dis alors que ce serait sympa d'avoir quelques mots de Gabriel Torres, l'ancien du LS, mais il n'est jamais passé. Bref, les premiers Anglais pointent le bout de leurs cheveux extrêmement bien coiffés et on commence tous à chauffer stylos et enregistreurs.

Petits préférés

Sauf que du côté du chef de presse des Anglais, on a ses petits préférés. Ce n'est pas un Suisse en goguette qui allait la lui faire. Alors l'homme dispatche ses joueurs et ils ne seront finalement que deux à répondre aux journalistes de presse écrite. Jesse Lingard et Eric Dier (pas entré en jeu, on n'a donc pas trop compris l'intérêt). J'ai tenté d'atteindre le premier, mais ils étaient une bonne cinquantaine à avoir eu la même idée que moi. Le second était quant à lui la chasse gardée d'un collègue pour une interview «exclusive». Bon...

Après ne rien avoir entendu des propos du Mancunien Lingard, on se remet en place pour attendre le triple-buteur de l'après-midi. On y croyait encore! Sauf qu'entre temps, un troupeau de reporters s'est déplacé en catimini ailleurs que dans cette fameuse zone-mixte. Interloqué, on a suivi le mouvement et on a vite été rembarré. Ces petits malins se sont fait leur zone mixte à eux dans un couloir adjacent et, à voir, la presse suisse dérangeait clairement! Du coup, on n'y croyait plus du tout. On réessayera, parce que les Anglais risquent d'être là encore un moment.

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