Costa Concordia: «On a tout le temps mal à la tête, nous avons peur»
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Costa Concordia«On a tout le temps mal à la tête, nous avons peur»

Les rescapés du naufrage du Costa Concordia ont raconté lundi, au procès de l'ex-capitaine du paquebot, les séquelles psychologiques qu'ils ont subies après le drame survenu en janvier 2012.

Une coiffeuse de Rome, Claudia Poliani, a expliqué que depuis l'accident, «à cause du stress», elle ne peut «plus conduire (sa) voiture normalement». Du coup, «comme je vivais avant hors de Rome, j'ai été obligée de déménager pour me rapprocher du centre-ville», a-t-elle ajouté.

Une autre ancienne passagère du paquebot, Ivana Condoni, a confié que depuis le drame, elle souffre «d'attaques de panique», alors que ça ne lui était jamais arrivé avant. «Je suis toujours suivie par un médecin», a-t-elle précisé.

Passagère roumaine vivant à Grosseto (centre), Liliana Dobrian a raconté que depuis le naufrage, son mari et elle ne «dorment plus». «On a tout le temps mal à la tête, nous avons peur et nous souffrons de crises d'angoisse», a-t-elle souligné, précisant avoir été suivie par un psychiatre.

Le 13 janvier 2012, le navire avait heurté un écueil puis s'était échoué tout près du rivage avec 4229 personnes à son bord dont plus de 3000 passagers de dizaines de nationalités différentes. Quelque 32 personnes avaient trouvé la mort. L'ancien commandant du Concordia, Francesco Schettino, est actuellement jugé à Grosseto pour homicides multiples par imprudence, naufrage et abandon de navire.

Des retards dans le renflouement

Par ailleurs, le renflouement du navire et son départ de l'île toscane du Giglio, où il est échoué depuis la nuit du drame, vers un port où il sera démantelé, ont été retardés.

Initialement prévu en juin, l'opération ne pourra pas être effectuée avant les 18 ou 20 juillet, ont précisé lundi les représentants de la société Costa lors d'une rencontre avec la présidente de l'Observatoire de surveillance qui contrôle le déroulement des travaux de renflouement.

La semaine dernière, l'un des caissons géants placés sur les flancs du paquebot Concordia s'était décroché sans causer toutefois de dégâts importants, avait précisé le consortium Titan Micoperi, chargé des opérations de renflouement. Il s'agit d'un des 19 caissons devant être placés sur les côtés du navire et il est prévu de les vider pour permettre au paquebot de près de 300 mètres de long de recommencer à flotter.

Le renflouement du Concordia est la plus grosse opération de ce type jamais entreprise au niveau mondial. (afp)

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