Belfaux (FR): «On a traité mon fils comme un criminel!»
Actualisé

Belfaux (FR)«On a traité mon fils comme un criminel!»

L'homme qui avait menacé de mort les magistrats du canton a été arrêté de façon musclée. Alors qu'il est toujours hospitalisé, son père raconte.

par
frb

«Mon fils ne fait que bosser et dormir. Jamais il ne ferait de mal à une mouche!» Le père d'Eric B., l'homme interpellé mardi dernier après avoir menacé de faire feu sur des magistrats, ne décolère pas. «Ils ont traité mon fils comme un criminel!» raconte-t-il vendredi à «La Liberté» en parlant des agents du groupe d'intervention de la Police cantonale fribourgeoise (GRIF).

Il faut dire que cette arrestation devait être musclée puisque Eric, un trentenaire bien bâti, a dû se faire hospitaliser. «Ils l'ont plaqué au sol, lui ont mis les doigts dans les yeux, l'ont frappé à coups de poing et de matraque», se souvient son père. Après l'interpellation, le foyer familial a été perquisitionné. Sur place, les agents ont trouvé un mousqueton d'un autre temps, et une baïonnette encore plus antique.

Précaution

Si la police a sorti les gros moyens, c'est que le boucher de profession a lancé un coup de fil enflammé au Ministère public le matin même. La raison de cette grosse colère? Un rappel pour une amende de 600 fr. impayée. «Je comprends que la police soit venue après ce coup de téléphone, mais pourquoi cette brutalité?» s'interroge ce père inquiet. Une plainte sera déposée.

Le procureur général du canton de Fribourg ne souhaite pas commenter cette affaire, l'enquête étant en cours. Mais il estime que les propos d'Eric étaient «assez préoccupants pour appliquer un principe de précaution», explique-t-il encore à «La Liberté».

Ton opinion