Lovebugs, nouvel album: «On aime pas la pop toute rose et toute gentille»

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Lovebugs, nouvel album«On aime pas la pop toute rose et toute gentille»

Le groupe bâlois Lovebugs revient avec son 11e album, «Life Is Today». Une galette dont les sonorités oscillent entre pop et rock. Thomas, le batteur, et Adrian, le chanteur, nous en parlent.

par
Fabien Eckert
La formation fêtera ses 20 ans de carrière l'an prochain.

La formation fêtera ses 20 ans de carrière l'an prochain.

Onze disques, ça commence à faire une jolie carrière...

On est les premiers surpris! Mais on ne ressent pas du tout le poids des années. Nous ressentons cette sortie comme si c'était la première.

Que signifie le titre de votre album «La vie c'est aujourd'hui» en français?

Ça veut dire qu'il faut savoir se concentrer sur le moment présent. On vit un temps un peu fou. C'est très facile de vivre dans le passé sans se soucier du futur. On en apprend tous les jours et nous apprécions juste les instants présents. Nous prenons le temps de les vivre. Mais c'est aussi un symbole de la manière dont on a enregistré le disque. On avait pas de plans précis. On savait pas à quoi allait ressembler notre disque. Et même quand il devait être terminé! On s'est accordé le temps que nous jugions nécessaire pour le réaliser.

Votre musique s'inscrit donc dans l'ère du temps?

Je dirais que c'est notre musique, aujourd'hui. C'est la bande son réalisée durant deux ans de nos vies. On ne fait pas de musique pour s'inscrire dans le trend actuel.

Pourquoi être arrivé en studio avec 40 titres?

Nous n'avons laissé aucune de nos idées de côté. On s'est concertés pour chaque titre. Chacun a donné son opinion et a apporté sa touche. C'est aussi la raison pour laquelle on a mis deux ans à le sortir.

Vous dîtes avoir été très honnêtes les uns envers les autres durant l'enregistrement...

Euh...(Gênés) Tu nous prends de court là! Ce qu'on voulait dire ce qu'il n y a pas eu de compromis durant l'enregistrement. Nous nous sommes dit les choses telles que nous les ressentions. Et comme chacun défendait son opinion, c'est normal, ça nous a pris deux ans!

Pourquoi naviguez-vous autant entre titres pop rock pêchus et pistes mélancoliques?

Ce disque est calqué sur nos vies. Et il n'y a pas que des bons moments. Parfois tu te retrouves au fond du trou. D'où le titre de l'album: il faut profiter du moment présent.

Tout ça paraît bien noir...

Nous n'aimons pas la pop toute rose et gentille dans laquelle tout le monde est beau et parfait. Mais attention, l'album est positif!

Expliquez-nous le featuring avec Sarah Bettens de K'S Choice...

Nous adorons son univers. C'était une relation moderne, à distance. Nous lui avons envoyé nos titres par mail. Nous lui avons laissé carte blanche. Et depuis Los Angeles elle nous a renvoyé ses voix. Tout s'est passé via skype ou email. Après nos autres collaborations sur l'album étaient des collaborations de chair et de sang.

Sur le titre «45 rpm» vous chantez votre amour du 45 tours. Vous êtes donc nostalgique?

Parfois oui. Le 45 tours était le parfait format. Ni trop long ni trop court. Ce qui était génial c'est que durant ce laps de temps tu n'avais pas le droit à l'erreur. Si tu n'étais pas capable de faire passer une émotion durant ces quatre minutes, ça ne servait à rien de faire l'album.

A quand un Lovebugs sur vinyle?

Pourquoi pas! Il faut savoir que deux de nos membres sont des mordus de vinyles. Ils ont une collection de malade. Ce sont les geeks du vinyle! A part ça, on a sorti deux albums sur vinyle. Mais c'était il y a longtemps.

Parlez-nous d'un autre de vos titres. Il porte un nom étrange, «60 ft. Napoleon»...

Ça parle de quelqu'un qui ne se rend pas compte de la chance qu'il a. Il est aigri. C'est en relation directe avec le titre de l'album. C'est une bénédiction que nous soyons là ou nous sommes aujourd'hui. Nous un petit groupe suisse qui vivons comme un groupe de rock de renommée internationale.

Est-ce difficile de vivre de sa musique en Suisse?

C'est définitivement pas facile. Il doit y avoir que 5 ou 6 groupes suisses qui vivent réellement de leur musique. La faute à la taille de notre marché, trop exigu. Même avec l'ouverture des frontières grâce à Internet.

Mais Lovebugs est toujours parvenu à s'exporter...

C'est vrai. Pour nous, la musique ne connaît pas de frontières. En plus, nous chantons en anglais. Nous avons écoulé chacun de nos albums à l'étranger. C'est très important. Nous adorons rencontrer des gens d'autres cultures.

«Life Is Today»

Distr. Phonag. Déjà dispo.

Lovebugs sera en concert à Rock Oz'Arènes le 2 août 2012.

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