Tweets de Rickli: «On aime s'énerver pour des banalités en Suisse»
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Tweets de Rickli«On aime s'énerver pour des banalités en Suisse»

Mardi, la conseillère nationale a laissé libre cours à sa frustration sur Twitter parce que son train était tombé en panne. Un psychologue décortique le phénomène.

par
sul/ofu

Monsieur Fichter (lire encadré), Natalie Rickli s'est montrée agacée, mardi soir sur internet, parce que son train était tombé en panne. Est-ce que les Suisses s'énervent trop rapidement?

L'énervement fait simplement partie des Suisses. Il est en lien direct avec nos valeurs sociétales telles que la propreté, la ponctualité et le sens de l'ordre. Lorsque de telles normes sont violées, nous sommes agacés. Je trouve qu'il s'agit là d'un trait de caractère positif, même si certaines personnes estiment que les Suisses devraient se détendre et davantage se laisser aller.

Les retards de train, les prix élevés des tickets de parking ou encore les cornes de brumes des bateaux trop bruyantes: au fond, ce ne sont que des broutilles. Le fait de s'énerver pour cela montre que nous n'avons pas de plus grands soucis en Suisse...

C'est exactement ça et heureusement d'ailleurs! Que personne ne vienne se plaindre que nous n'ayons pas de plus grands problèmes. Comme notre pays n'a pas connu de grands soucis au cours des dernières années, les habitants aiment s'énerver à propos de banalités. Notre impression subjective de la sécurité y contribue plus ou moins.

On dit souvent: «Ne t'énerve pas, ça ne sert à rien!» Est-ce inutile de s'énerver?

Pas du tout. Lorsque des personnes s'énervent, cela montre que quelque chose ne fonctionne pas et qu'on doit agir. Mais tweeter pendant une heure afin de se morfondre dans sa frustration est destructeur.

Voici la série de tweets qu'a postés la Zurichoise, mardi soir:

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