On change tout dans la formation professionnelle
Actualisé

On change tout dans la formation professionnelle

Ceux qui rencontrent le plus de difficultés recevront une formation spéciale.

Près de 2000 jeunes sont actuellement soit au chômage, soit à l'assistance sociale dans le canton. C'est pour faire baisser ce chiffre qu'un double projet de loi a été mis sur pied par le Département de l'instruction publique, qui les présentait hier. Premier aspect du texte qui sera proposé au parlement cantonal le 12 octobre: la création d'une «formation initiale» longue de deux ans et sanctionnée d'une attestation fédérale. Cette voie est destinée à ceux qui, au bout de l'école obligatoire, n'ont pas les résultats qui permettent d'entrer en apprentissage.

La loi fédérale sur la formation professionnelle, déjà en vigueur, comporte une telle disposition et, dans le canton, une volée d'apprentis dans certains métiers ont déjà suivi cette formation. Dans la coiffure, par exemple, elle a abouti à 21 contrats fixes; 54 dans la vente. La moitié des titulaires de ces attestations ont continué vers un CFC. Si le texte présenté hier est accepté, ce système sera généralisé.

Autre proposition: que les entreprises puissent mettre en commun leurs ressources pour employer des apprentis. «C'est une opportunité pour celles qui veulent former des jeunes mais qui n'ont pas l'autorisation de le faire car elles sont trop spécialisées», dit Grégoire Evéquoz, directeur de l'Office pour la formation professionnelle. Selon la nouvelle loi, l'apprenti sera suivi par le même référent adulte pendant toute sa formation.

David Haeberli

Ton opinion