Actualisé 03.12.2014 à 21:25

Valais

«On entendait l'hélico de la police dans la nuit»

Des braqueurs de bijouteries louaient un chalet pour s'y cacher. Les proprios des lieux témoignent.

de
Frédéric Nejad
Ce chalet servait de planque.

Ce chalet servait de planque.

«Ça ne l'a pas dérangée qu'il n'y ait pas d'eau chaude car elle voulait une habitation isolée. J'ai compris pourquoi après coup.» Ce témoignage recueilli par les enquêteurs est celui de Martina. Elle et son mari, Paul-Abel, vivent dans un hameau au-dessus de Chamoson (VS), où ils louent également un chalet. Leur annonce sur internet avait été repérée en 2009 par celle que le milieu des braqueurs surnomme «Monstro».

Cette Serbe âgée de 45 ans comparaît depuis lundi au Tribunal criminel de Renens (VD). Soupçonnée d'être associée au gang des Pink Panthers, elle a participé à des braquages violents dans des bijouteries vaudoises et valaisannes. «Elle avait téléphoné et prétendu être Croate, en instance de divorce d'un Suisse, se souvient Paul-Abel. Elle nous a fait bonne impression et elle payait une partie du loyer en avance à chaque fois.»

«Monstro» a dit aux proprios, ainsi qu'au tribunal, qu'elle souhaitait loger avec un couple de parents aux Mayens-de-Chamoson pour aller aux bains d'Ovronnaz soigner son asthme. Paul-Abel dit avoir vu trois hommes avec elle. Lors de la première location, en novembre 2009, une bijouterie à Verbier a été braquée. Rebelote en mai 2010, à Crans-Montana, lors du second séjour. «La nuit après ce casse, on a entendu l'hélicoptère de la police, mais eux se planquaient alors dans la forêt», se rappelle Paul-Abel.

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