Actualisé 22.09.2018 à 13:10

Tennis - Gilles Simon«On est en train de se tirer une balle dans le pied»

Le Français Gilles Simon s'élève contre la Laver Cup ou la Majesty Cup, qui vont à l'encontre des valeurs des tournois ATP.

de
Sport-Center
Le Français établi à Neuchâtel pose un regard aiguisé sur les mouvements actuels du tennis.

Le Français établi à Neuchâtel pose un regard aiguisé sur les mouvements actuels du tennis.

AFP

Alors que la Laver Cup met Chicago en effervescence, la Majesty Cup annoncée par «The Telegraph» - un tournoi au terme duquel le vainqueur empocherait dix millions, tous les autres participants zéro! - fait jaser dans les milieux du tennis. Plusieurs voix s'élèvent contre ces exhibitions parallèles aux tournois de l'ATP. Parmi elles, celle du Français Gilles Simon, plutôt virulent dans ses propos, qui ont été relayés par «L'Équipe».

«On est en train de se tirer une balle dans le pied, lâche-t-il tout de go. On est déjà dans un sport où une énorme partie des revenus va aux tout meilleurs, où la courbe des gains est proche de celle des joueurs de poker. Je pense que la Laver Cup était une très mauvaise idée. C'est une compétition qui n'a rien à faire dans un calendrier ATP, en concurrence avec deux tournois (ndlr: Saint-Pétersbourg et Metz). Mais les joueurs y vont, comme à l'IPTL (ndlr: International Premier Tennis League, ce tournoi exhibition qui a lieu en fin d'année dans différents sites d'Asie). C'est une question de joueurs. S'il y en a 64 qui sont contents d'y aller et de jouer le truc, alors c'est une super idée et on ne peut juste rien dire.»

Le résident de Neuchâtel va plus loin encore: «Soit, à un moment donné, les mecs se disent que ça devient la kermesse. Soit ça ne choque personne et les mecs vont jouer ces tournois. Ça va de plus en plus loin, et j'ai un mauvais feeling. Le joueur a toujours le pouvoir d'y aller ou pas, chacun est libre. Mais il y a beaucoup d'argent, de réseaux et d'influence.»

Et, à la question de savoir si une grève des joueurs était envisageable: «On peut, mais certains ont bien verrouillé...» La journaliste du quotidien sportif français ajoute que Gilles Simon a souri après avoir dit ça. Il est vrai que cette dernière phrase est chargée de sous-entendus.

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