Actualisé 30.03.2020 à 06:14

Vaud

«On était soulagés de voir l'avion venir nous sauver»

Comme nombre de Suisses à l'étranger à cause du coronavirus, Mercedes a été rapatriée du Pérou par le DFAE: «On voulait tous rentrer.»

de
Léonard Boissonnas
Mercedes et le personnel du DFAE au pied de lavion du retour.

Mercedes et le personnel du DFAE au pied de lavion du retour.

Leser-Reporter/Lecteur-reporter

Elle faisait partie des 288 personnes rapatriées jeudi vers Zurich depuis Lima dans un appareil affrété par le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Mercedes souffle: «On était très émus et soulagés de voir l'avion suisse venir nous sauver.»

Cette réalisatrice suisso-péruvienne de 57 ans, qui habite Begnins (VD), s'était rendue sur place un mois et demi auparavant pour régler des affaires familiales, entre autres. Le lundi 16 mars, elle a appris que les vols commerciaux étaient annulés: «Je ne savais pas comment faire, raconte-t-elle. J'aurais pu rester quinze jours de plus, mais là, on nous a dit que peut-être il n'y aurait pas de vol durant six mois!»

«Peur de voyager et d'être contaminés»

En contact électronique avec l'ambassade de Suisse, elle a finalement appris son rapatriement mardi dernier. «Nous avons été réunis dans une école, nous étions sur liste d'attente, poursuit-elle. On nous a dit que 600 personnes devaient revenir du Pérou. On avait peur de voyager et d'être contaminés, mais on voulait tous rentrer.»

Avant d'embarquer depuis une base militaire de Lima, les passagers ont signé un formulaire confirmant leur bonne santé, «mais on ne nous a pas pris la fièvre, pas plus qu'à notre arrivée en Suisse». Si au Pérou et dans l'avion, tout le monde portait masque et gants, «à Zurich, j'étais étonnée que personne n'en soit équipé». Finalement, Mercedes, qui vit ici depuis 30 ans, a pu retrouver son chez-soi. Une délivrance.

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