Vaud: «On mange quoi sur Mars?», ou l’école sur la planète rouge
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Vaud«On mange quoi sur Mars?», ou l’école sur la planète rouge

Une classe de 4P a simulé une mission spatiale pour intégrer certains aspects du programme scolaire. La motivation était au rendez-vous.

par
Francesco Brienza

«N’oublie pas ton masque, il n’y a pas d’oxygène ici!» Le rappel émane de Léon, 8 ans, responsable des sorties extravéhiculaires de la Mission Vivalys. Avec sa classe de 4P, l’élève simule sur trois jours l’exploitation d’une base spatiale sur Mars dans un refuge lausannois. Ce jeudi, les apprentis astronautes expérimentaient l’alimentation. Un test plus vrai que nature puisqu’ils ont notamment appris à cultiver des radis et des haricots comme s’ils étaient en orbite. Les écoliers ont aussi dû se familiariser avec la nourriture lyophilisée. «Ben oui, c’est ça aussi d’aller sur Mars», sourit leur enseignant Sébastien Roussel, qui s’active aux fourneaux. «Beurk», lui répond très spontanément une fillette après une bouchée de son muesli réhydraté à l’eau.

Les enfants ont appris à planter de quoi sustenter une équipe d’astronautes en mission sur Mars.

Les enfants ont appris à planter de quoi sustenter une équipe d’astronautes en mission sur Mars.

Vanessa Lam

Un rapide briefing à bord de la base permet de rappeler les objectifs du programme: approfondir les mathématiques, la physique, la botanique et les sciences humaines. «Notre volonté est de proposer une pédagogie opérative où les connaissances disciplinaires s’incarnent dans l’agir», explique Olivier Delamadeleine, directeur de l’école privée Vivalys. Et ça semble faire mouche. «Les élèves travaillent depuis neuf mois sur ce projet, reprend leur prof. Ils sont hyperréceptifs et très motivés!» Un meeting Zoom avec un consultant du réseau Space Innovation, basé à l’EPFL, le confirme: les questions fusent!

Ce vendredi, les têtes blondes redescendront sur Terre. Elles recevront une médaille fictive pour matérialiser leur exploit.

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