Social: On mangera au bateau-lavoir ce printemps
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SocialOn mangera au bateau-lavoir ce printemps

Attendu depuis des années, le bistrot flottant amarré le long du Rhône accueillera jusqu'à 80 convives à la fois. Il emploiera des jeunes en réinsertion.

par
Irène Languin
Roman Juon, président de l'association, Werner Haller et Françoise Othenin-Girard, du comité, sur la future terrasse du bateau-lavoir.

Roman Juon, président de l'association, Werner Haller et Françoise Othenin-Girard, du comité, sur la future terrasse du bateau-lavoir.

L'idée avait germé en 1995. Quinze ans plus tard, elle est enfin sur le point d'être concrétisée. Au printemps prochain, le restaurant du bateau-lavoir servira plats du jour et boissons sur le Rhône. «L'espace intérieur accueillera jusqu'à 40 personnes assises», détaille Roman Juon, président de l'association du bateau-lavoir. «Ce nombre pourra être doublé en terrasse, sur le pont supérieur.»

L'ensemble du projet a été financé à hauteur de 574'000 francs par la Ville et 180'000 francs par la Loterie romande. «Mais il nous manque encore un peu de sous», souffle Roman Juon.

Commencés à l'automne 2009, les travaux sont réalisés par des jeunes en difficulté. «Le chantier en a employé une vingtaine jusqu'ici», souligne Werner Haller, éducateur retraité de l'atelier X, qui œuvre pour la réinsertion des ados en rupture. «Trois d'entre eux ont déjà trouvé un apprentissage dans les métiers du bois.»

Journée portes ouvertes

Dès le printemps, cuisines et service seront également tenus par des jeunes en réinsertion, encadrés par des professionnels. Le comité du bateau-lavoir lance d'ailleurs un appel de projet aux personnes et associations intéressées par la gérance du lieu. Une journée portes ouvertes se déroulera le mardi 7 décembre prochain de 9h à 19h à leur intention et pour tous les curieux. «Il y aura un apéro en musique dès 17h30. C'est donc ce jour-là que nous déciderons s'il faut insonoriser le plafond ou non», sourit Françoise Othenin-Girard, du comité.

Une incertitude demeure encore. Elle tient au lieu d'amarrage définitif de la barge. Il est prévu que le bateau-lavoir s'installe au quai des Moulins, actuellement accaparé par le chantier du Pont de l'Ile. «En fait, on souhaiterait plutôt pouvoir s'ancrer au bord du quai des Lavandières», indique Roman Juon. «L'ensoleillement y est idéal pour la terrasse». Une demande d'autorisation a été déposée, mais les pêcheurs et Patrimoine Suisse Genève s'y opposent.

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