Mondial 2018: «On n'a jamais été dans une zone de guerre»

Actualisé

Mondial 2018«On n'a jamais été dans une zone de guerre»

Des Bernois ont rejoint Rostov en minibus pour assister au match de la Nati face au Brésil. Or, contrairement à ce qui a été rapporté, ils assurent ne jamais avoir été en danger au cours de leur voyage.

par
ofu
1 / 2
Cinq amis sont partis du canton de Berne en minibus pour rejoindre Rostov et assister au match de la Nati face au Brésil. Leur parcours a été encore plus long que prévu.

Cinq amis sont partis du canton de Berne en minibus pour rejoindre Rostov et assister au match de la Nati face au Brésil. Leur parcours a été encore plus long que prévu.

Facebook/Anna Dombrowskaja
Leur GPS ne disposant pas de l'option «éviter les conflits armés», le fans de la Nati se sont retrouvés en pleine zone de guerre aux environs de la ville de Donetsk, ont rapporté plusieurs journaux. Contacté, le groupe assure pourtant ne jamais s'être retrouvé dans cette région et qu'il a été arrêté «bien avant» par la journaliste ukrainienne (centre de la photo).

Leur GPS ne disposant pas de l'option «éviter les conflits armés», le fans de la Nati se sont retrouvés en pleine zone de guerre aux environs de la ville de Donetsk, ont rapporté plusieurs journaux. Contacté, le groupe assure pourtant ne jamais s'être retrouvé dans cette région et qu'il a été arrêté «bien avant» par la journaliste ukrainienne (centre de la photo).

Facebook/Anna Dombrowskaja

Cinq Suisses ont décoré leur minibus à l'occasion du Mondial 2018 avant de rejoindre Rostov-sur-le-Don, en Russie, pour encourager la Nati. Le week-end dernier, divers médias ont rapporté que les Bernois se sont retrouvés en pleine zone de guerre, aux environ de la ville de Donetsk. Une journaliste ukrainienne les aurait finalement arrêtés dans la région du Donbass, dans l'est de l'Ukraine, que se disputent pro-Russes et pro-Ukrainiens.

«Nous savions que nous devions largement contourner cette région»

Contacté par «20 Minuten», le groupe assure qu'il ne s'est jamais retrouvé à Donetsk et que la journaliste, ayant rendu l'affaire publique, l'a arrêté «bien avant» pour lui signaler une route sûre pour Rostov. «On n'a jamais été dans une zone de guerre. On n'a donc jamais été en danger. Sinon on ne serait pas si souriants sur la photo avec la journaliste», explique à nos confrères Julian, 25 ans. Et d'ajouter: «Nous savions que nous devions largement contourner cette région.»

«On s'est acheté un bus et on l'a transformé»

Le jeune homme et ses amis vivent à Koppigen (BE). Ils ont planifié leur voyage durant deux ans. «On s'est acheté un bus et on l'a transformé selon nos goûts. A la base il était blanc. Maintenant, il est rouge.» Les cinq potes sont partis mercredi dernier de Suisse. «On a fait notre première halte à Cracovie, en Pologne, le mercredi soir. Ensuite on est allé à Kiev, puis Rostov.» Julian précise qu'ils sont arrivés le samedi soir dans la ville russe et qu'ils ont assisté au match de la Suisse contre le Brésil dimanche.

Les Bernois sont actuellement en route pour Moscou. Après une petite halte, ils se rendront ensuite à Kaliningrad pour encourager une nouvelle fois la Nati.

Ton opinion