«On ne boycotte pas un quart de l'humanité»
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«On ne boycotte pas un quart de l'humanité»

C'est ce qu'a déclaré vendredi Nicolas Sarkozy devant les athlètes français engagés aux Jeux olympiques de Pékin pour justifier sa présence à la cérémonie d'ouverture.

Il a par ailleurs confirmé qu'il aurait l'occasion de rencontrer le Dalaï lama mais après les Jeux.

S'exprimant depuis une tribune installée au village olympique, le président de la République a estimé que la décision d'attribuer les JO à Pékin avait été «une décision intelligente».

«L'olympisme n'a de sens que si tous les pays du monde peuvent participer à la fête», a-t-il souligné. Pour le président français, «les Jeux sont l'occasion d'accompagner la Chine vers l'ouverture, la tolérance, le progrès et le respect des valeurs qui sont les nôtres». Revenant sur sa décision de ne pas boycotter la cérémonie d'ouverture, Nicolas Sarkozy l'a comparée à celle du général de Gaulle quand il a reconnu la Chine en 1964.

Après ce discours, alors qu'il était interrogé par les journalistes sur la controverse née d'une potentielle rencontre avec le chef sprituel tibétain en exil, Nicolas Sarkozy a déclaré: «le Dalaï lama a fait une déclaration intelligente. Il a dit qu'il souhaitait le succès des Jeux olympiques et il ne demandait pas à me voir pendant les Jeux. Ne soyez pas plus Dalaï lama que le Dalaï lama, j'aurai l'occasion de le rencontrer».

A son arrivée, le président français a été chaleureusement applaudi par les athlètes tricolores. Il s'est entretenu quelques instants avec la championne olympique du 400m Laure Manaudou, n'hésitant à faire la bise à l'escrimeuse multi-médaillée olympique Laura Flessel ou encore à serrer la main du champion du monde de judo Teddy Riner.

«Je vous souhaite d'être heureux, je donnerais beaucoup pour être à votre place», a lancé Nicolas Sarkozy aux athlètes. «Ne vous excusez pas d'être là. On est tous derrière vous».

Nicolas Sarkozy est arrivé vendredi à Pékin pour une courte visite au cours de laquelle il doit assister à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques. Auparavant, il doit s'entretenir avec le président chinois Hu Jintao et le Premier ministre chinois Wen Jiabao.

Dans les tribunes du «nid d'oiseau», Nicolas Sarkozy, qui est également président en exercice de l'Union européenne, retrouvera le président américain George W. Bush, le brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, le Premier ministre russe Vladimir Poutine ou encore le Premier ministre australien Kevin Rudd.

La chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre canadien Stephen Harper seront en revanche absents. Le Premier ministre britannique Gordon Brown préfère assister à la cérémonie de clôture. Seul le président du Parlement européen, l'Allemand Hans-Gert Pöttering, boycotte officiellement Pékin. (ap)

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