Actualisé 23.03.2016 à 12:30

Attentats à Bruxelles«On ne peut pas contrôler tout le monde»

Au lendemain des attentats de Bruxelles, le conseiller fédéral Ueli Maurer tempère les ardeurs. Il privilégie l'observation des risques aux contrôles.

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Deux semaines après les attentats meurtriers qui ont visé l'aéroport et le métro de Bruxelles, soixante-six blessés sont toujours hospitalisés, dont trente-sept aux soins intensifs. (Lundi 4 avril 2016)

Deux semaines après les attentats meurtriers qui ont visé l'aéroport et le métro de Bruxelles, soixante-six blessés sont toujours hospitalisés, dont trente-sept aux soins intensifs. (Lundi 4 avril 2016)

Keystone/EPA
Une quarantaine de vols sous haute surveillance sont prévus au départ et à l'arrivée de l'aéroport international de Bruxelles. (Lundi 4 avril 2016)

Une quarantaine de vols sous haute surveillance sont prévus au départ et à l'arrivée de l'aéroport international de Bruxelles. (Lundi 4 avril 2016)

AFP
Un premier avion a décollé à l'aéroport de Bruxelles depuis les attentats, tout un symbole. (Dimanche 3 mars 2016)

Un premier avion a décollé à l'aéroport de Bruxelles depuis les attentats, tout un symbole. (Dimanche 3 mars 2016)

AFP

La Suisse n'a pas l'intention de procéder à des contrôles systématiques aux frontières, malgré la menace terroriste et les attentats de Bruxelles.

Interviewé mercredi par la RTS, le conseiller fédéral Ueli Maurer favorise l'observation des risques.

Pas de sécurité à 100%

«On ne peut pas seulement augmenter le nombre des hommes, il faut augmenter l'observation des risques», affirme le ministre des finances, également en charge du Corps des gardes-frontière. Il estime qu'il n'est pas possible de contrôler les 700'000 personnes qui traversent les frontières chaque jour, même avec un appui de l'armée, et ajoute: «Dans une société ouverte, il n'est pas possible d'avoir une sécurité à 100%».

En novembre, suite aux attentats de Paris, les services de sécurité de la Confédération avaient renforcé les effectifs aux postes frontières. A la frontière franco-suisse, les gardes-frontière et les polices des deux pays avaient intensifié les contrôles. Les contrôles avaient été systématisés côté français, mais pas côté suisse.

Pas besoin de réintroduire de contrôles aux frontières

Le Conseil fédéral avait par ailleurs estimé en décembre, dans le cadre de la crise migratoire, que la Suisse n'a pas besoin de réintroduire de contrôles à ses frontières. Les mesures appliquées par le Corps des gardes-frontière aux douanes ou les contrôles de personnes effectués en cas de soupçon policier sont suffisants pour faire face à l'immigration, selon lui. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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