Actualisé 29.09.2016 à 06:03

Football – Champions League

«On ne peut pas non plus quitter la Super League»

Renato Steffen et le FC Bâle ont fait ce qu'ils pouvaient, mercredi soir en Champions League face à Arsenal. C'est-à-dire pas grand-chose.

de
Oliver Dufour, Londres
Renato Steffen a été consolé par l'ancien bâlois Granit Xhaka (en jaune), qui n'a pas manqué de venir enlacer aussi son frère, après le match.

Renato Steffen a été consolé par l'ancien bâlois Granit Xhaka (en jaune), qui n'a pas manqué de venir enlacer aussi son frère, après le match.

photo: Keystone/Gian Ehrenzeller

Aligné en attaque aux côtés de Seydou Doumbia, avant que ce dernier ne soit remplacé en deuxième mi-temps, Renato Steffen n'a pratiquement pas touché un ballon à l'Emirates Stadium de Londres, où les Gunners se sont imposés 2-0 dans la deuxième soirée des matches de groupe de la Champions League. Réaliste, l'attaquant argovien, qui avait arraché l'égalisation in-extremis lors du premier match à domicile contre Ludogorets (1-1), a fait part de sa déception au terme d'une partie maîtrisée de bout en bout par les hommes d'Arsène Wenger.

Comment évaluez-vous votre performance dans cette rencontre?

On a essayé d'obtenir en contre des occasions de but à partir d'une position défensive, mais en fait on n'y est presque jamais parvenus. Quand on avait le ballon, on aurait bien aimé créer quelque chose, mais on n'a pas su se ménager ces chances et nous pouvons être contents de n'avoir perdu que 2-0.

Au milieu du terrain, vous n'avez presque pas eu voix au chapitre...

On avait quand même un milieu à trois, mais il a fallu beaucoup se dépenser à chaque fois qu'on perdait le ballon. Chercher des espaces. Le ballon est souvent vite parti sur les ailes et il a fallu se replier derrière, jouer plus défensif. On a offert trop de chance à Arsenal. Et sur les buts ils ont parfaitement joué le coup. Il faut apprendre de cette expérience.

Quelle est la différence entre vos deux équipes?

On la voit bien! Ces joueurs jouent chaque semaine à un tel niveau. L'écart est énorme avec la Super League. Avec le temps, on s'habitue petit à petit au rythme de cette compétition. Il nous reste des matches pour nous améliorer et nous devons analyser ce qui n'a pas fonctionné. C'est clair que je suis déçu de notre défaite.

Votre domination en Super League ne vous rend pas forcément service...

Que voulez-vous faire? On joue en Super League, c'est comme ça. On ne peut pas aller jouer ailleurs. Il faut que nous gagnions les matches que nous pouvons. Il se trouve qu'ils se disputent dans le championnat suisse. On essaie toujours d'y mettre un rythme plus élevé, mais avec le temps tu prends le rythme existant. Tu essaies pourtant de faire les choses un peu différemment, mais ça ne marche pas. Il faudrait qu'on essaie de s'imposer de jouer à un niveau encore plus dominant en Super League. Et là, peut-être qu'on pourrait un peu réduire l'écart. Mais le combler complètement, ça semble presque impossible.

Contre Arsenal, le FC Bâle s'est donc senti un peu comme le reste de ses adversaires en Suisse?

Oui, on peut vraisemblablement le voir comme ça. Il y a une bonne différence de catégorie. On a vu, ces Gunners sont bien au-dessus. Ils jouent avec un cadre énorme. Bourré de talent. Sinon ils ces joueurs ne joueraient pas pour Arsenal, du reste.

Ce sont les meilleurs adversaires que vous ayez affrontés?

Séville ce n'était pas si mal non plus (ndlr: les Espagnols, futurs vainqueurs de l'épreuve, ont éliminé Bâle sur la route de la finale au… Parc Saint-Jacques). Mais je suis encore une peu une chair fraîche, si je puis dire, dans cette campagne de Champions League. C'est vrai que c'est extrême d'affronter cet adversaire, avec des joueurs qui évoluent à une ou deux touches de balles. Avec les joueurs qu'ils ont, avec leur vitesse, lorsqu'ils sont lancés, c'est presque impossible de défendre.

Twitter, @Oliver_Dufour

Le héros du jour a dit:

Theo Walcott, attaquant d'Arsenal

«Je suis très heureux de la performance. C'était important de ne pas trop penser à notre match contre Chelsea le week-end dernier (ndlr: victoire 3-0). Tout est dans notre réaction. On a encore très bien commencé le match en marquant tôt (7e) et c'est ce qu'on veut faire à chaque fois. Avec une grosse intensité. Pour ma part, j'étais très content de mon deuxième but. J'avais eu quelques occasions avant et là j'ai vraiment pris mon temps pour trouver la faille. Mais le plus important est que l'équipe ait gagné. Et on a réussi encore un blanchissage. On est aussi solide derrière que devant. C'est incroyable de voir notre réaction lorsqu'on perd le ballon. Quant à moi, j'ai tendance à ne pas m'attarder sur mes matches disputés. Une fois qu'ils sont finis je me concentre sur le lendemain et sur la façon de travailler pour m'améliorer encore.»

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!